Aller au contenu
Dernière publication
Archive
23 764 articles · 12 rubriques

Le média d'information nouvelle génération

International

Pourquoi trente chercheurs des Etats Unis ont choisi la France : cas de Matthias Preindl, rôle des campagnes Choose France for Science, recrutements et environnement institutionnel jugés plus favorables malgré des chiffres à nuancer

Découvrez pourquoi des chercheurs quittent les États‑Unis pour la France: le recrutement de Matthias Preindl et les campagnes Choose France for Science.

La France attire une partie des chercheurs partis des États-Unis, et CentraleSupélec en bénéficie directement : c’est le cas de Matthias Preindl, chercheur italien de 38 ans spécialisé dans la conversion d’énergie et l’électrification des transports, qui vient d’intégrer l’école d’ingénieurs après treize années de recherche en Amérique du Nord et aux États‑Unis. Son arrivée s’inscrit dans un mouvement plus large — des dizaines de scientifiques ont annoncé leur souhait de quitter les États‑Unis pour poursuivre leurs travaux dans des pays perçus comme plus favorables à la science publique et au financement académique — ce que les autorités françaises mettent en avant pour renforcer l’attractivité du pays dans la compétition internationale des talents scientifiques.

Un parcours international et des motifs professionnels

Matthias Preindl dit avoir observé des changements dans le paysage du financement et des priorités scientifiques aux États‑Unis — notamment un recentrage marqué vers l’intelligence artificielle et des opportunités nouvelles, mais aussi des incertitudes pour certains domaines comme l’énergie durable. Il mentionne des défis concrets : la demande énergétique croissante des centres de données et la nécessité de développer des solutions de production et de gestion d’énergie compatibles avec les objectifs climatiques. Pour lui, CentraleSupélec offre un « terrain de jeu » académique et institutionnel plus adapté à ses projets actuels.

Son expérience (Columbia, Berkeley, passages au Canada, en Suisse et au Danemark) illustre le profil d’un chercheur mobile, sensible à la qualité des collaborations, aux financements disponibles et à l’environnement institutionnel. Il reste discret sur les motifs personnels, mais son témoignage s’inscrit dans une logique de « brain circulation » où les carrières scientifiques répondent à des opportunités internationales plutôt qu’à des seules contraintes géographiques.

Politiques publiques et campagnes d’attraction

Depuis le regain de tensions sur les sujets climatiques et la recherche atmosphérique au niveau fédéral aux États‑Unis, plusieurs gouvernements et institutions européennes ont lancé des campagnes d’attraction : formules comme « Choose France for Science », « Choose Europe for Science » ou des initiatives locales de type « Safe place for Science » sont répertoriées dans la communication des établissements et ministères. Le ministère français de la Recherche a ainsi déclaré que 33 scientifiques travaillant aux États‑Unis avaient d’ores et déjà choisi la France ; CentraleSupélec indique qu’ils sont deux sur son campus et que deux autres candidatures sont en discussion.

Ces efforts s’inscrivent dans une concurrence internationale pour (re)conquérir des compétences clefs en intelligence artificielle, énergie et autres champs stratégiques. Ils combinent offres de postes, facilités administratives, et mise en visibilité médiatique : autant d’outils utiles pour convaincre des chercheurs expérimentés de changer de pays.

Une précision terminologique et factuelle s’impose toutefois : dans l’article original, une citation attribuée à M. Preindl évoque des « besoins énergétiques de l’ordre du téraoctet, soit l’équivalent d’une centrale nucléaire », formulation qui mêle unité de donnée (octet) et unité d’énergie. Ce flou confirme l’importance de vérifier et de clarifier les termes scientifiques lorsqu’ils sont cités dans un contexte journalistique.

Relevé · Fiabilité des sources citées

Chaque article de Commons se termine par cet examen. Il porte sur les sources citées dans le texte et vous permet de juger sur pièce.

  1. Les principales sources évoquées dans le texte original sont le ministère de la Recherche et l’école CentraleSupélec, complétées par la parole du chercheur lui‑même et des références implicites à la politique de l’administration américaine :

  2. – Ministère de la Recherche : communiqué officiel. Fiable pour connaître les chiffres communiqués par l’État (par ex. le nombre de chercheurs réclamant un accueil), mais ces chiffres relèvent aussi d’une logique de communication publique et doivent être mis en perspective (durée des contrats, disciplines concernées, statut des chercheurs : postes permanents ou temporaires).

  3. – CentraleSupélec : source institutionnelle directe concernant son propre campus. Fiable pour les informations internes (nombre de recrutements, procédures en cours), mais sujette à un biais positif — l’école a intérêt à valoriser ses recrutements.

  4. – Témoignage de Matthias Preindl : utile et pertinent pour comprendre des motivations individuelles. Comme tout témoignage, il livre un récit personnel qui n’est pas nécessairement représentatif de l’ensemble des chercheurs concernés.

  5. – Références aux prises de position et aux coupes budgétaires américaines : assertions plausibles mais générales. Pour évaluer ces affirmations (par exemple des réductions budgétaires, licenciements ou déclarations publiques du président), il convient de se référer aux documents budgétaires fédéraux (Congressional Budget Office, rapports d’agences comme la NSF ou l’EPA), aux communiqués officiels et aux transcriptions des discours présidentiels afin d’éviter les approximations.

  6. Recommandations pour approfondir

  7. Pour un suivi rigoureux du phénomène, il est conseillé de croiser : annonces officielles (ministères, établissements), bases de données de financement (NSF, ERC, ANR), et enquêtes qualitatives auprès des chercheurs déplacés. Cela permettra de distinguer effets ponctuels de communication politique et tendances structurelles de mobilité scientifique.

L’évaluation porte sur les sources citées dans le texte, pas sur la véracité des faits rapportés. Là où les autres médias placent une bio d’auteur, Commons place sa méthode.

La rédaction de Commons

Partager

Votre assistant

Le titre et le lien de l’article partent dans l’adresse du moteur, et sont copiés dans votre presse-papiers. Ouverture dans un nouvel onglet.

À lire aussi

Même rubrique, dates absolues