prononce pour la continuité de l'UNWRA malgré les pressions d'Israël.
L’UNRWA dans la tourmente: Comment l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens est confrontée à des accusations
Dans une annonce qui a secoué l’agence, l’office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) a révélé vendredi 26 janvier avoir licencié plusieurs de ses employés, accusés d’être impliqués dans une attaque violente perpétrée par le Hamas en Israël le 7 octobre. En conséquence, plusieurs pays occidentaux ont suspendu leur aide supplémentaire à l’agence et ont appelé à une enquête approfondie sur ces accusations. Ci-dessous, nous faisons le point sur la controverse qui entoure cet organisme des Nations unies.
L’UNRWA a été créé par l’Assemblée générale de l’ONU en décembre 1949 en réponse au premier conflit arabo-israélien et à l’exode massif de Palestiniens qui en a résulté. Son mandat consiste à fournir une assistance humanitaire et une protection aux réfugiés palestiniens en attendant une solution juste et durable à leur situation. L’agence opère non seulement dans les territoires palestiniens, mais aussi au Liban, en Jordanie et en Syrie, et est le principal garant du statut international des réfugiés palestiniens.
Avec plus de 30 000 employés, dont la plupart sont eux-mêmes des réfugiés palestiniens, l’UNRWA fournit une assistance dans les domaines de l’éducation, des soins de santé, des services sociaux et de l’aide d’urgence à plus de 5,9 millions de Palestiniens enregistrés auprès du programme. Plus de 540 000 enfants étudient dans les 706 écoles gérées par l’agence, qui supervise également une soixantaine de camps de réfugiés, dont 19 en Cisjordanie occupée.
Le commissaire général de l’UNRWA, Philippe Lazarini, a annoncé dans un communiqué publié sur le site de l’agence qu’il avait pris la décision de licencier immédiatement plusieurs employés suite à des informations fournies par les autorités israéliennes sur leur implication présumée dans l’attaque du 7 octobre. Il a ajouté que toute personne employée par l’UNRWA et impliquée dans des actes de terrorisme serait tenue responsable et pourrait faire l’objet de poursuites pénales.
Peu de temps après cette annonce, les États-Unis ont déclaré suspendre temporairement tout financement additionnel à l’agence en raison de préoccupations concernant ces accusations. D’autres donateurs, dont le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie, l’Italie et la Finlande, ont également annoncé leur retrait. Cependant, la Norvège et l’Irlande ont réaffirmé leur soutien à l’UNRWA, affirmant que leur financement se poursuivrait. La Suisse et la France ont adopté une position plus prudente, en attendant davantage d’informations sur l’affaire.
L’UNRWA dépend principalement de contributions volontaires des États pour financer ses activités. Les principaux donateurs en 2022 étaient les États-Unis, l’Allemagne