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Qui succédera à Antonio Guterres en 2027 Présentation des sept candidats au poste de secrétaire général de lONU profils enjeux et calendrier de la sélection internationale

Succession d'Antonio Guterres à l'ONU : sept candidats, leurs profils et les enjeux du vote pour choisir le prochain secrétaire général.

Jeudi 30 juillet, les quinze membres du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) ont procédé, à huis clos et à bulletin secret, au premier vote d’une série destinée à désigner le successeur d’Antonio Guterres, dont le mandat s’achèvera le 31 décembre 2026. Les élu·e·s de ce vote indiqueront leur préférence parmi les postulant·e·s proposés officiellement par des États membres ou des groupes d’États pour prendre la tête de l’institution à compter du 1er janvier 2027.

Au terme d’un débat qui s’est tenu le 23 juillet dans la salle de l’Assemblée générale à New York, six candidats ont présenté leur vision et répondu aux questions de diplomates, d’agents de l’ONU, de représentant·e·s de la société civile et de deux journalistes : Michelle Bachelet (Chili), María Fernanda Espinosa (Équateur), Rafael Grossi (Argentine), Rebeca Grynspan (Costa Rica), Carolyn Rodrigues-Birkett (Guyana) et Macky Sall (Sénégal). Un septième nom, Olara Otunnu (Ouganda), a été ajouté a posteriori et annoncé aux États membres le samedi 25 juillet, la procédure des candidatures à l’ONU ne fixant pas de date limite.

Profils et arguments des candidat·e·s

Carolyn Rodrigues-Birkett, ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana (2008–2015) et ex‑fonctionnaire à la FAO avant d’être ambassadrice de son pays auprès de l’ONU, est la plus jeune candidate (52 ans). Lors du débat, elle a insisté sur la nécessité de renforcer le rôle opérationnel du secrétaire général et a déclaré qu’elle interviendrait dans des crises telles que celles d’Iran, Haïti, Soudan ou République démocratique du Congo.

Macky Sall, présenté par le Burundi, se présente comme un « bâtisseur de ponts » souhaitant restaurer la confiance et rendre l’ONU plus agile et efficace. Sa candidature reste toutefois controversée : selon l’article d’origine, elle ne recueille pas l’unanimité au sein de l’Union africaine et n’est pas soutenue par le gouvernement sénégalais, qui lui reproche une répression des manifestations entre 2021 et 2024.

Michelle Bachelet, ex‑présidente du Chili et survivante des persécutions sous la dictature d’Augusto Pinochet, a plaidé pour un secrétaire général capable d’être « la voix de la morale » face aux grandes puissances et a exprimé l’espoir que le monde soit prêt à voir une femme diriger l’ONU. Sa candidature est portée, selon le compte‑rendu initial, par le Mexique et le Brésil, tandis que le Chili aurait retiré son soutien après un changement politique national.

Rafael Grossi, diplomate argentin connu pour sa direction de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) depuis 2019, a mis en avant l’importance d’un secrétaire général présent sur le terrain et prêt à « intervenir » quand un État provoque une guerre, afin de restaurer la crédibilité de l’organisation. Il a choisi de continuer à exercer ses fonctions à l’AIEA pendant la campagne.

María Fernanda Espinosa, ancienne présidente de l’Assemblée générale et ex‑ministre des Affaires étrangères de l’Équateur, défend l’ONU comme la plateforme universelle pour traiter des défis communs et propose, entre autres, la création d’un mécanisme d’alerte précoce pour prévenir l’éclatement des conflits. Sa candidature est portée par Antigua‑et‑Barbuda, et non par son pays d’origine, selon le texte initial.

Rebeca Grynspan, ancienne vice‑présidente du Costa Rica et directrice de la Cnuced, a souligné devant les intervenant·e·s que l’ONU était devenue « conservatrice en matière de risque » et doit revenir à la table des négociations dans les scénarios de conflit. Elle s’est temporairement mise en retrait de ses fonctions à la Cnuced pour la campagne.

Enfin, Olara Otunnu, ancien secrétaire général adjoint et représentant spécial pour les enfants en temps de conflit (1997–2005), ancien ambassadeur et ancien ministre des Affaires étrangères de l’Ouganda, est venu compléter la liste des prétendants. Le texte rappelle aussi qu’il s’est présenté à l’élection présidentielle de son pays en 2011, sans succès.

Enjeux et procédure

Tous les candidat·e·s ont pointé la conjoncture de tensions internationales et la crise financière de l’ONU comme des défis majeurs. Aucun n’est, d’après le compte‑rendu cité, clairement favori à l’issue du débat. La sélection finale passe par une série d’avis du Conseil de sécurité, puis par un vote de l’Assemblée générale, où l’accord d’une large majorité d’États membres sera nécessaire pour confirmer la nomination.

Le texte original souligne également l’existence d’une pratique non écrite de rotation géographique pour la fonction, ici évoquée comme une revendication latino‑américaine, et note que deux candidats (Otunnu et un autre) ne proviennent pas d’Amérique latine.

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La rédaction de Commons

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