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Refus de libération provisoire pour Mourad Zeghidi et un autre chroniqueur un dossier judiciaire suivi par diplomates et ONG qui interroge la liberté de la presse en Tunisie

Suivez le refus de remise en liberté de Mourad Zeghidi et l'appel en cours. Dossier du journaliste tunisien au cœur d'enjeux sur la liberté de la presse.

La justice tunisienne a refusé, mardi 28 avril 2026, la remise en liberté provisoire de deux chroniqueurs médiatiques bien connus, dont l’ancien journaliste franco‑tunisien de Canal+, Mourad Zeghidi. Jugés en appel, Zeghidi et Borhen Bsaies voient leur dossier suivre un calendrier qui illustre l’enchevêtrement des procédures pénales et des poursuites pour des motifs financiers, après une première condamnation.

Déroulé de l’audience et calendrier judiciaire

À l’ouverture de l’audience devant la cour d’appel de Tunis, les avocats de la défense ont demandé le report des débats au fond afin de se coordonner avec de nouveaux conseils récemment désignés, a indiqué à l’AFP Ghazi Mrabet, membre de la défense de Mourad Zeghidi. Après délibéré, le tribunal a rejeté la demande de libération provisoire mais a accédé à la demande de report, fixant une nouvelle audience au 12 mai 2026.

Les deux prévenus, présents à l’audience entamée le 14 avril, avaient été condamnés en première instance à trois ans et demi de prison pour des faits qualifiés de « blanchiment d’argent » et d' »évasion fiscale ». Des diplomates de plusieurs pays — Belgique, Royaume‑Uni et Pays‑Bas — ainsi que des représentants de l’ONU ont assisté à l’audience, signe d’une attention internationale sur ce dossier.

Contexte des poursuites et réactions

Mourad Zeghidi et Borhen Bsaies avaient été arrêtés et emprisonnés à partir de mai 2024 à la suite de déclarations tenues à la radio et à la télévision jugées critiques à l’égard du président Kais Saied. Après avoir purgé huit mois de détention provisoire, ils étaient devenus théoriquement libérables en janvier 2025, mais de nouvelles poursuites liées à des allégations de malversations financières présumées ont été lancées et ont prolongé leur séjour derrière les barreaux.

À l’extérieur du tribunal, une vingtaine de personnes — proches, défenseurs des droits et collègues — ont manifesté leur soutien aux deux journalistes. Oussama Bouagila, directeur de Reporters sans frontières (RSF) pour l’Afrique du Nord, a déclaré auprès de l’AFP qu' »un journaliste ne peut pas être poursuivi pour son travail journalistique » et a qualifié le dossier de harcèlement judiciaire. Inès, la fille de Mourad Zeghidi, a témoigné de l’épuisement de la famille : « On est fatigués, il faut que ça cesse », a‑t‑elle confié.

Le procès en appel se poursuivra donc en mai, après ce nouveau report. Les avocats de la défense cherchent manifestement à renforcer la stratégie juridique en prenant le temps d’une nouvelle préparation, tandis que l’issue au fond — confirmation ou révision de la peine — demeure incertaine au regard des pièces et des chefs d’accusation déjà retenus en première instance.

Plusieurs éléments factuels demeurent établis dans le dossier publié : première condamnation à trois ans et demi, poursuites déclenchées après des déclarations médiatiques en 2024, présence de diplomates et d’observateurs internationaux au dernier acte judiciaire, et fixation d’une nouvelle audience le 12 mai 2026. Ces points constituent le cadre avéré dans lequel se déroule l’affaire.

Relevé · Fiabilité des sources citées

Chaque article de Commons se termine par cet examen. Il porte sur les sources citées dans le texte et vous permet de juger sur pièce.

  1. La version initiale de cet article s’appuie principalement sur des dépêches de l’AFP et sur les déclarations de Reporters sans frontières (RSF), deux sources reconnues mais de nature différente. L’AFP est une agence de presse internationale qui publie des dépêches factuelles et vérifiées et qui est généralement considérée comme fiable pour le compte rendu d’audiences et de déclarations publiques. RSF est une ONG spécialisée dans la défense de la liberté de la presse : ses analyses portent un point de vue engagé en faveur des journalistes et doivent être lues comme des commentaires critiques éclairés, utiles pour le contexte mais distincts des éléments judiciaires objectifs.

  2. La présence de diplomates et d’observateurs internationaux rapportée par l’AFP renforce la crédibilité du récit public autour du procès, sans pour autant se substituer à la preuve judiciaire. Enfin, les propos rapportés de membres de la défense et de la famille proviennent de personnes directement impliquées et reflètent leur perception du dossier — précieuses pour comprendre l’enjeu humain, mais à considérer comme des témoignages partiels.

  3. En synthèse, les informations factuelles (dates d’audience, décisions judiciaires, condamnations antérieures) reprises ici reposent sur des sources publiques et vérifiables ; les interprétations et accusations de « harcèlement judiciaire » relèvent d’organisations de défense et des proches et doivent être distinguées des conclusions judiciaires définitives.

  4. Le dossier fera sans doute l’objet de nouveaux développements lors de l’audience du 12 mai 2026, qui permettra d’en savoir davantage sur l’argumentation au fond et sur la tournure que prendra l’appel.

L’évaluation porte sur les sources citées dans le texte, pas sur la véracité des faits rapportés. Là où les autres médias placent une bio d’auteur, Commons place sa méthode.

La rédaction de Commons

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