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Talibans exécutent deux hommes en public à Kaboul

Double exécution publique sous le régime taliban à Ghazni

Les autorités talibanes ont suscité l’indignation en procédant à une double exécution publique le jeudi 22 février dans un stade de football de la ville de Ghazni, dans l’est de l’Afghanistan. Les deux hommes condamnés ont été abattus de plusieurs tirs dans le dos sous les yeux de milliers de spectateurs, selon un journaliste de l’AFP présent sur les lieux.

Cette exécution, effectuée en application du principe islamique de « qisas » ou loi du talion, a été justifiée par les autorités comme une sanction pour meurtre, après un long procès qui a abouti à la décision finale du chef suprême du pays, Hibatullah Akhundzada. Malgré le droit des familles des victimes à gracier les condamnés dans le cadre de la charia, celles-ci ont choisi de ne pas exercer ce droit lors de cette exécution publique.

Cette cruelle démonstration de justice selon les normes imposées par les talibans suscite des inquiétudes et des critiques internationales quant au respect des droits de l’homme et des principes juridiques équitables dans le pays.

Retour aux pratiques rigoureuses du régime taliban

Depuis leur retour au pouvoir, les talibans ont réaffirmé leur volonté d’appliquer strictement la charia, y compris à travers des exécutions publiques pour des crimes tels que le meurtre, ainsi que des châtiments corporels pour d’autres délits comme le vol, l’adultère ou la consommation d’alcool. En novembre 2022, Hibatullah Akhundzada avait clairement instruit les juges à suivre scrupuleusement les préceptes de la charia, marquant ainsi un durcissement des pratiques judiciaires sous ce régime.

Malgré les promesses initiales d’une approche plus tolérante, les talibans ont adopté une interprétation rigoriste de l’islam, rappelant les pratiques brutales et les exécutions publiques qui étaient monnaie courante lors de leur précédent règne entre 1996 et 2001.

La multiplication de ces exécutions et châtiments corporels soulève des préoccupations quant au respect des droits de l’homme et à l’évolution des libertés individuelles sous ce nouveau régime en Afghanistan, laissant craindre un retour en arrière pour les droits fondamentaux et les libertés publiques dans le pays.

Chacune de ces actions drastiques entreprises par les autorités talibanes soulève des questions sur la légitimité et la conformité de ces pratiques avec les normes internationales, notamment en matière de droits de l’homme. Il est nécessaire de surveiller de près l’évolution de la situation en Afghanistan et les conséquences de ces décisions sur la population civile et sur la stabilité globale de la région.

La rédaction de Commons

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