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Tensions au Proche-Orient : Bilan de la journée du 27 septembre

Frappes israéliennes sur la banlieue sud de Beyrouth : les développements de la journée

Des frappes aériennes menées par l’armée israélienne ont ciblé la banlieue sud de Beyrouth le vendredi 27 septembre, dans le but de viser des sites appartenant à l’organisation pro-iranienne Hezbollah. Il était question d’éliminer le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah. La question de la présence de celui-ci dans les immeubles bombardés et de son état de santé restait en suspens, sans confirmation ni infirmation de la part du Hezbollah.

Les frappes initiales ont provoqué la mort de six personnes et blessé 91 autres, selon les autorités libanaises. Tsahal a ensuite émis un avertissement sur les réseaux sociaux demandant aux habitants de trois quartiers de la banlieue sud de Beyrouth d’évacuer immédiatement en raison de leur proximité avec des intérêts du Hezbollah. Peu de temps après cet avertissement, de nouvelles explosions ont été signalées dans le sud de Beyrouth.

Israël a revendiqué avoir effectué plusieurs dizaines de frappes contre le Hezbollah durant la journée, en riposte à un tir de roquette en direction de Haïfa et à l’interception de drones venant du Liban. Ces attaques ont également causé la mort de cinq soldats syriens près de la frontière libanaise, selon l’agence de presse syrienne Sana.

Appels à un cessez-le-feu et craintes d’une escalade

Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien, a déclaré lors de l’assemblée générale de l’ONU à New York que les bombardements se poursuivraient jusqu’à l’atteinte de tous les objectifs, enjoignant notamment au Hamas de quitter la bande de Gaza. Ces attaques ont plongé le Liban dans une crise humanitaire, selon l’ONU, qui qualifie la situation de « la plus meurtrière en une génération ». Le système de santé libanais est dépassé, et l’organisation appelle à un cessez-le-feu temporaire pour permettre l’acheminement de l’aide humanitaire et ouvrir la voie à des négociations en vue d’une paix durable.

Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, a mis en garde contre une escalade plus importante impliquant des puissances extérieures, soulignant la nécessité urgente d’un cessez-le-feu pour éviter une catastrophe humanitaire. Najib Mikati, chef du gouvernement libanais, a dénoncé les frappes israéliennes comme une « guerre génocidaire », ignorant les appels à un arrêt immédiat des hostilités.

La situation au Liban demeure tendue, avec des craintes croissantes d’une escalade du conflit. Les appels à la désescalade et à la reprise du dialogue se multiplient, mais la situation sur le terrain reste incertaine et précaire pour la population civile.

La rédaction de Commons

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