Ukraine : des drones russes frappent le pont Sud de Kyïv et un institut de recherche nucléaire, perturbant les transports de la capitale
Drones russes : le pont Sud de Kyïv a été frappé, perturbant les transports. Un institut nucléaire a aussi été touché sans fuite radioactive.
Deux drones russes ont frappé, jeudi 1er octobre 2026, la zone des appuis du pont Sud de Kyïv, l’un des principaux ouvrages reliant les deux rives du Dniepr. Selon le maire de la capitale ukrainienne, Vitali Klitschko, les transports publics, notamment le métro et les véhicules de surface, ont été interrompus afin de permettre l’inspection de la structure.
Cette attaque constitue, selon les autorités ukrainiennes citées par plusieurs médias, la première frappe majeure rapportée contre l’un des principaux ponts de Kyïv depuis le début de l’invasion russe à grande échelle, en février 2022. Les premiers éléments disponibles ne permettent toutefois pas encore de mesurer précisément l’ampleur des dégâts ni de déterminer si l’ouvrage a subi des dommages structurels durables.
Le trafic interrompu dans l’attente d’une expertise
Vitali Klitschko a indiqué que deux drones avaient touché la zone située près des supports du pont Sud, également appelé pont Pivdennyi. Des ingénieurs ont été dépêchés sur place pour évaluer l’état de l’infrastructure. Le trafic routier et les circulations du métro ont été suspendus par mesure de précaution.
Le pont Sud occupe une place importante dans le réseau de transport de Kyïv. La capitale ukrainienne s’étend de part et d’autre du Dniepr et ne dispose que d’un nombre limité de grands axes permettant de franchir le fleuve. Avec le pont du Nord, le pont Sud fait partie des deux ouvrages de la ville qui supportent une ligne de métro. Une interruption prolongée pourrait donc perturber fortement les déplacements quotidiens et compliquer la logistique urbaine.
Des vidéos présentées comme montrant l’impact d’un drone ont circulé sur les réseaux sociaux. Elles donnent à voir une explosion à proximité du tablier et d’un pylône, mais ces images n’ont pas été authentifiées de manière indépendante. Elles doivent donc être considérées comme des éléments visuels préliminaires, et non comme une preuve suffisante de l’étendue des dégâts.
Un institut de recherche nucléaire également touché
Cette frappe intervient au lendemain d’une autre attaque signalée dans la capitale. Un drone russe a touché l’enceinte d’un institut de recherche possédant un petit réacteur nucléaire de recherche datant de l’époque soviétique, selon l’administration d’État ukrainienne chargée de la réglementation nucléaire.
L’organisme a assuré que le réacteur et ses systèmes de sûreté n’avaient pas été endommagés. Aucune hausse de la radioactivité n’aurait été détectée. Le réacteur est à l’arrêt depuis le début de l’invasion et l’uranium a été retiré de son cœur. Des opérations de maintenance continuent cependant d’être menées sur certains équipements de sûreté.
Ces informations sont particulièrement sensibles dans un pays qui compte plusieurs installations nucléaires et qui a déjà connu des incidents liés aux combats. À ce stade, les déclarations de l’autorité ukrainienne constituent la principale source disponible sur l’état du site. Elles devront être complétées, si possible, par des vérifications indépendantes ou par les conclusions d’organismes internationaux compétents.
Une pression accrue sur les infrastructures civiles
Le bombardement du pont s’inscrit dans une série d’attaques aériennes menées ces derniers jours contre Kyïv et ses environs. Les autorités ukrainiennes évoquent des frappes visant notamment des infrastructures civiles, logistiques et de communication. Jeudi, le président Volodymyr Zelensky a également annoncé qu’un drone avait touché une école de la capitale.
Selon le président ukrainien, l’établissement a été endommagé alors que les élèves et les enseignants se trouvaient dans un abri pendant l’alerte aérienne. Aucune victime n’a été signalée dans l’immédiat. Là encore, ces éléments reposent sur une communication officielle ukrainienne, qui décrit les faits depuis le point de vue des autorités du pays attaqué.
La fiabilité des informations disponibles doit donc être appréciée source par source. Les déclarations du maire de Kyïv, de l’administration nucléaire et du président ukrainien sont des sources directes concernant les mesures prises dans la capitale, mais elles restent des communications de belligérants. Les dépêches de l’AFP et de l’Associated Press offrent un recoupement journalistique solide, sans pour autant permettre de confirmer instantanément tous les dommages. Quant aux vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, leur origine et leur date doivent être vérifiées avant toute conclusion définitive.
Les autorités ukrainiennes devront désormais préciser si le pont Sud peut rouvrir partiellement ou si des réparations plus importantes sont nécessaires. Dans l’attente de ces évaluations, l’attaque souligne la vulnérabilité des grands axes de transport de Kyïv et la pression croissante exercée par les frappes de drones sur les infrastructures essentielles de la capitale.