Aller au contenu
Dernière publication
Archive
23 750 articles · 12 rubriques

Le média d'information nouvelle génération

International

Un juge d'instruction du pôle crimes contre l'humanité saisi après la plainte de Trial International et Reporters sans frontières contre Mohammed ben Salmane liée à la mort du journaliste Jamal Khashoggi en 2018

Un juge du pôle crimes contre l'humanité ouvre une enquête suite à la plainte contre Mohammed ben Salmane pour la mort de Jamal Khashoggi. Suivez

Un juge d’instruction parisien a été saisi pour enquêter sur une plainte visant le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (MBS) en lien avec la disparition et la mort du journaliste Jamal Khashoggi, assassiné en 2018 au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul. La saisine, annoncée le 16 mai 2026 par le Parquet national antiterroriste, fait suite à une plainte déposée par les associations Trial International et Reporters sans frontières (RSF) pour complicité de tortures et de disparitions forcées.

\n\n

Portée de la plainte et cadre judiciaire

\n\n

La plainte a été enregistrée auprès du pôle crimes contre l’humanité, ce qui a entraîné la désignation d’un juge d’instruction spécialisé. Ce pôle est compétent dès lors que les faits allégués relèvent de violations graves des droits humains — ici, des chefs de tortures et de « disparitions forcées » liés à l’affaire Khashoggi. L’ouverture d’une information judiciaire ne préjuge pas de la culpabilité : elle permet d’effectuer des actes d’instruction (auditions, expertises, demandes d’entraide internationale) pour vérifier les allégations et rassembler des éléments de preuve.

\n\n

Les plaignants — deux organisations non gouvernementales spécialisées dans la défense des droits et de la liberté de la presse — demandent que la justice française évalue la responsabilité pénale d’un dirigeant étranger pour des faits commis à l’étranger. En droit français, une telle procédure peut être engagée sous certaines conditions lorsque les infractions visées sont constituées et que des éléments nouveaux ou probants sont présentés.

\n\n

Contexte et éléments évoqués

\n\n

L’assassinat de Jamal Khashoggi en octobre 2018, dans l’enceinte consulaire d’Istanbul, avait suscité une onde de choc internationale et d’importantes critiques dirigées contre Riyad. Des rapports et enquêtes — y compris de services de renseignement étrangers — avaient, au fil des années, pointé la responsabilité de hauts responsables saoudiens dans l’opération qui a conduit à la mort du journaliste.

\n\n

Le texte d’origine rappelle par ailleurs une déclaration du président américain Donald Trump, selon laquelle « Mohammed ben Salmane n’était au courant de rien » au sujet de l’affaire ; cette citation est datée de novembre 2025 dans l’article fourni. Le rappel de cette prise de position illustre la divergence d’approches entre responsables et services de renseignement sur l’attribution des responsabilités politiques et pénales.

\n\n

Le dépôt de plainte en France intervient dans un contexte diplomatique où l’Arabie saoudite a progressivement retrouvé une place active sur la scène internationale depuis 2018, malgré les tensions persistantes alimentées par l’affaire Khashoggi. La procédure française s’inscrit donc à la croisée des enjeux judiciaires et politiques, et devrait impliquer des demandes de coopération internationale si des actes d’instruction nécessitent des éléments situés hors de France.

\n\n

À ce stade, l’information judiciaire permettra de déterminer quelles suites seront données : auditions, confrontation d’éléments, demandes d’entraide, ou éventuellement un classement si les preuves s’avèrent insuffisantes. Les associations plaignantes ont déjà manifesté leur volonté de voir la justice indépendante examiner la responsabilité pénale des décideurs, quand bien même l’affaire comporte des dimensions internationales et diplomatiques sensibles.

\n\n

Relevé · Fiabilité des sources citées

Chaque article de Commons se termine par cet examen. Il porte sur les sources citées dans le texte et vous permet de juger sur pièce.

  1. L’article original mentionne plusieurs sources : l’Agence France-Presse (AFP), Trial International, Reporters sans frontières, ainsi que des références à des services de renseignement américains et à une déclaration de Donald Trump. Voici une brève évaluation de la fiabilité de ces acteurs, limitée aux renseignements et au contexte fournis dans le texte :

  2. – Agence France-Presse (AFP) : agence de presse internationale de longue date, reconnue pour ses standards journalistiques et son réseau mondial. En matière factuelle et procédurale (confirmation d’un parquet, dates d’annonces), l’AFP est généralement considérée comme une source fiable.

  3. – Reporters sans frontières (RSF) : ONG internationale spécialisée dans la défense de la liberté de la presse. RSF est une source crédible pour la documentation des atteintes aux journalistes et pour la mise en lumière de dossiers impliquant des violations de la liberté d’informer.

  4. – Trial International : organisation non gouvernementale axée sur la lutte contre l’impunité et la défense des victimes de crimes graves. Son expertise porte sur la collecte d’éléments juridiques et la formulation de plaintes stratégiques ; elle est généralement considérée comme sérieuse et méthodique dans ses démarches.

  5. – Services de renseignement et déclarations politiques (mention des services américains, citation de Donald Trump) : les analyses de services de renseignement sont des éléments importants mais parfois classifiés ou contestés publiquement. Les déclarations politiques (ici, une citation attribuée à Donald Trump) doivent être replacées dans leur contexte ; elles reflètent une position politique et ne remplacent pas une preuve judiciaire.

  6. En somme, les ONG citées et l’AFP apportent des éléments publics et vérifiables ; les allusions aux conclusions de services de renseignement ou à des déclarations politiques renseignent le contexte mais exigent prudence et vérification lorsqu’elles sont utilisées pour établir des responsabilités pénales.

  7. La procédure ouverte par le juge d’instruction fournira, si elle progresse, des éléments judiciaires plus précis que ceux disponibles dans la sphère publique. Jusqu’à l’issue de l’instruction, il conviendra d’éviter les conclusions définitives et de suivre les actes d’enquête rendus publics par le parquet et le tribunal compétent.

L’évaluation porte sur les sources citées dans le texte, pas sur la véracité des faits rapportés. Là où les autres médias placent une bio d’auteur, Commons place sa méthode.

La rédaction de Commons

Partager

Votre assistant

Le titre et le lien de l’article partent dans l’adresse du moteur, et sont copiés dans votre presse-papiers. Ouverture dans un nouvel onglet.

À lire aussi

Même rubrique, dates absolues