Violences au Venezuela : 12 morts lors des manifestations contre la réélection contestée de Maduro
Tensions et violences lors des manifestations au Venezuela
La tension monte au Venezuela alors que douze civils, dont deux mineurs, ont été tués lors des manifestations contre la réélection de Nicolas Maduro, proclamé président par le Conseil national électoral, selon un décompte réalisé par plusieurs ONG de défense des droits humains. Les manifestations ont été marquées par l’utilisation d’armes à feu, suscitant des inquiétudes quant à la situation actuelle. Le directeur de l’ONG Foro Penal, Alfredo Romero, a exprimé sa préoccupation face à ces violences.
La situation s’est encore compliquée avec l’annonce du procureur général Tarek William Saab sur la mort d’un militaire tué par balle, portant le bilan à douze victimes. De nombreux arrestations ont également eu lieu, avec l’arrestation de « 749 délinquants » dans le cadre des manifestations, certains pour « terrorisme ». Le ministère de la Défense a également fait état de 23 militaires blessés lors de ces événements.
Appels à la pacification et réactions internationales
Face à ces troubles meurtriers, le candidat de l’opposition vénézuélienne, Edmundo Gonzalez Urrutia, réclame la victoire face à Nicolas Maduro et appelle l’armée à ne pas réprimer le peuple. En réponse, Nicolas Maduro a tenu l’opposition pour responsable de la violence et des destructions survenues lors des manifestations.
Les réactions internationales ne se sont pas fait attendre. Le Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, s’est dit « extrêmement inquiet » de ces événements et a appelé les autorités vénézuéliennes à respecter le droit de manifester pacifiquement. Les États-Unis, l’Union européenne et plusieurs pays d’Amérique latine ont également exprimé leur soutien au peuple vénézuélien et leur droit à exprimer librement leurs opinions.
Il est crucial dans ces moments de troubles que les manifestations et les protestations se déroulent de manière pacifique. Les forces de l’ordre doivent garantir le respect des droits de l’homme, en particulier le droit de manifester et la liberté de réunion, comme l’ont souligné les déclarations de la porte-parole de l’exécutif américain, Karine Jean-Pierre, et du chef de la diplomatie de l’Union européenne, Joseph Borrell.
Enfin, les appels se multiplient pour la mise en place d’un processus électoral transparent au Venezuela, tandis que certains pays alliés, tels que la Chine, la Russie et Cuba, ont félicité la réélection de Nicolas Maduro.