Aller au contenu
Dernière publication
Archive
23 760 articles · 12 rubriques

Le média d'information nouvelle génération

International

Vladimir Poutine en visite officielle en Mongolie malgré le mandat d'arrêt de la CPI

Vladimir Poutine en visite en Mongolie malgré un mandat d’arrêt de la CPI

Vladimir Poutine s’est rendu en Mongolie le mardi 3 septembre pour une visite officielle, marquant ainsi sa première visite dans un pays membre de la Cour pénale internationale (CPI) depuis l’émission d’un mandat d’arrêt à son encontre. Malgré les demandes d’organisations de défense des droits de l’homme et de pays occidentaux, le président russe n’a pas été arrêté à son arrivée à Oulan-Bator, la capitale mongole où il a été accueilli par la garde d’honneur.

La Mongolie, en tant que membre de la CPI, aurait été tenue d’arrêter Vladimir Poutine en vertu du Statut de Rome, qui régit le fonctionnement de la Cour. Ce mandat d’arrêt émis en mars 2023 concerne des allégations de déportation illégale d’enfants ukrainiens vers la Russie. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères ukrainien a vivement critiqué la Mongolie pour avoir ainsi permis au président russe, accusé de crimes de guerre, de se soustraire à la justice.

Les limites de l’action de la Cour pénale internationale

La Cour pénale internationale, dont le siège est à La Haye, peut émettre des mandats d’arrêt à l’encontre de personnes soupçonnées de crimes graves relevant de sa compétence. Cependant, les États parties à la Cour ont l’obligation d’arrêter et de remettre les individus visés par de tels mandats. En l’absence de coopération, le recours à des sanctions reste limité, se résumant généralement à des réprimandes verbales de la part de l’Assemblée des États parties.

Le Kremlin s’est montré confiant quant à l’absence de risque d’arrestation de Vladimir Poutine en Mongolie, en soulignant que par le passé d’autres individus visés par des mandats d’arrêt de la Cour étaient parvenus à se déplacer sans encombre dans des pays signataires du Statut de Rome. L’ex-dictateur soudanais Omar el-Béchir, lui aussi visé par un mandat d’arrêt de la CPI, a pu se rendre dans des pays membres sans être inquiété.

En conclusion, la visite de Vladimir Poutine en Mongolie malgré le mandat d’arrêt émis à son encontre met en lumière les limites de l’action de la Cour pénale internationale et soulève des questions sur la capacité des États parties à faire respecter les décisions de cette juridiction internationale. L’échec de la Mongolie à arrêter le président russe illustre les défis auxquels est confrontée la CPI dans sa quête de justice universelle pour les crimes les plus graves qui touchent la communauté internationale.

La rédaction de Commons

Partager

Votre assistant

Le titre et le lien de l’article partent dans l’adresse du moteur, et sont copiés dans votre presse-papiers. Ouverture dans un nouvel onglet.

À lire aussi

Même rubrique, dates absolues