Vladimir Poutine promet que la Russie ne se laissera pas "intimider" suite à sa réélection.
Vladimir Poutine réélu pour un cinquième mandat
Tout juste réélu pour un cinquième mandat de six ans, dimanche 17 mars, Vladimir Poutine a dressé le portrait d’une Russie « consolidée » par sa victoire et qui ne se laissera pas « intimider » par ses adversaires. Le maître du Kremlin, au pouvoir depuis près d’un quart de siècle, a récolté plus de 87% des suffrages après dépouillement de 98% des bureaux de vote, selon la commission électorale, citée par l’agence officielle russe Ria Novosti. Il s’agit de son meilleur résultat, à l’issue d’une élection présidentielle sans opposition.
En fin de soirée, Vladimir Poutine a remercié ceux qui sont allés voter et ont permis de créer les conditions d’une « consolidation politique interne », deux ans après le début de l’assaut contre l’Ukraine et l’adoption de sanctions sans précédent contre Moscou. « Je tiens à vous remercier tous, ainsi que tous les citoyens du pays, pour votre soutien et votre confiance », a-t-il lancé devant son équipe de campagne.
Vladimir Poutine a déclaré : « Peu importe qui veut nous intimider ou à quel point, peu importe qui veut nous écraser ou à quel point, notre volonté ou notre conscience. Personne n’a jamais réussi à faire quelque chose de semblable dans l’histoire. Cela n’a pas fonctionné aujourd’hui et ne fonctionnera pas à l’avenir. »
Une élection présidentielle sans opposition en Russie
Vladimir Poutine, qui pourra à nouveau se représenter après ce mandat pour se maintenir potentiellement au pouvoir jusqu’en 2036, a salué dans son discours les soldats combattant en Ukraine, qui « risquent leur vie » pour « protéger les territoires historiques de la Russie ». Il a estimé que les forces russes, à l’offensive depuis la prise d’Avdiïvka mi-février face à une armée ukrainienne en manque d’hommes et de munitions, avaient « entièrement l’initiative » sur le front.
En Russie, les autorités n’ont pas laissé de place aux contradicteurs du pouvoir : les trois autres candidats sélectionnés étaient tous dans la ligne du Kremlin, qu’il s’agisse de l’Ukraine ou de la répression qui a culminé avec la mort d’Alexeï Navalny il y a un mois dans une prison de l’Arctique. Vladimir Poutine a assuré que la mort de son principal détracteur était un « événement triste » et qu’il avait été favorable à l’idée de l’échanger avec les Occidentaux. « Il n’y avait qu’une condition : que nous l’échangions pour qu’il ne revienne pas », a-t-il affirmé.
En conclusion, la réélection de Vladimir Poutine pour un cinquième mandat souligne sa domination politique en Russie, où l’opposition est réduite au silence et où le président sortant fait face à peu de challengers sérieux. Malgré les critiques internationales concernant le processus électoral, le Kremlin reste ferme sur ses positions et Vladimir Poutine affiche sa détermination à poursuivre sa politique, mettant en avant la stabilité et la puissance de la Russie sous son