Zelensky prêt à participer au sommet Trump-Poutine à Budapest mais juge la ville inadaptée, refuse de céder le Donbass, exige 25 systèmes Patriot et affirme que Trump n a pas autorisé les Tomahawk
Zelensky se dit prêt si invité, juge Budapest inadaptée, refuse de céder le Donbass, réclame 25 Patriot et affirme que Trump n'a pas autorisé les Tomahawk.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré, lundi 20 octobre, qu’il se tiendrait prêt à participer à la rencontre annoncée à Budapest entre Donald Trump et Vladimir Poutine si une invitation lui était officiellement adressée. Cette prise de position intervient alors que la perspective d’un sommet direct entre le président américain et son homologue russe alimente espoirs diplomatiques et craintes sur l’avenir du conflit en Ukraine.
Un siège à Budapest contesté
Zelensky a toutefois jugé que Budapest n’était « pas le meilleur lieu pour cette réunion », soulignant implicitement les tensions que soulève le choix de la capitale hongroise. Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, est décrit par l’article comme un allié proche de Donald Trump au sein de l’Union européenne et comme ayant entretenu des attitudes conciliantes envers Vladimir Poutine depuis le début de l’invasion de l’Ukraine. Selon les éléments rapportés, Orbán s’est en outre montré très critique à l’égard de Volodymyr Zelensky.
Le lieu d’une rencontre bilatérale entre les présidents américain et russe n’est pas neutre : il renvoie à des équilibres politiques locaux et à la perception d’impartialité nécessaire pour une médiation. Budapest, en tant que capitale d’un État membre de l’UE et de l’OTAN dont le gouvernement a pris des positions ambivalentes sur la Russie, peut être perçue par Kyiv comme un choix politiquement chargé plutôt qu’un forum neutre et rassurant pour négociations sensibles.
Positions sur la paix et demandes militaires de Kiev
Sur le fond des négociations, Zelensky a rappelé que la « position de l’Ukraine n’avait pas changé » : Kyiv rejette les conditions que Moscou pose pour parvenir à une paix, qui incluent notamment le retrait des forces ukrainiennes de la totalité du Donbass, une région industrielle de l’est de l’Ukraine que la Russie cherche à annexer. « Nous n’allons pas donner la victoire aux Russes », a insisté le président ukrainien, réaffirmant le refus de reconnaître des concessions territoriales qui rendraient la souveraineté de l’Ukraine caduque.
Sur le plan militaire, Zelensky a déclaré que l’Ukraine avait besoin de 25 systèmes anti-aériens américains Patriot supplémentaires pour faire face aux frappes de missiles russes. Les systèmes Patriot sont des batteries sol-air de défense à moyenne et longue portée, conçues pour intercepter missiles balistiques et aéronefs, et représentent un matériel coûteux et technologiquement sensible.
Lors de sa visite à Washington vendredi dernier, rapporte l’article, Zelensky n’a pas réussi à convaincre Donald Trump d’autoriser la livraison de missiles de croisière Tomahawk à l’Ukraine. Les Tomahawk sont des missiles de croisière longue portée capables d’atteindre des cibles terrestres à grande distance, et leur fourniture soulève régulièrement des débats politiques et stratégiques sur l’escalade potentielle et la nature de l’engagement militaire des États-Unis.
Concilier la demande ukrainienne de capacités défensives renforcées et les réticences éventuelles à fournir des armes offensives puissantes reste un enjeu diplomatique majeur. Les choix d’aide militaire influencent à la fois la capacité de dissuasion de l’Ukraine et la perception d’escalade que pourraient nourrir Moscou et ses partenaires.
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Conclusion — ce qu’il faut vérifier
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