À l’Élysée, Emmanuel Macron défend une laïcité française compatible avec la liberté de croire, le dialogue religieux et la protection des lieux de culte
À l’Élysée, Emmanuel Macron défend la laïcité française, la liberté de conscience et la protection des lieux de culte devant Léon XIV.
Le président de la République a accueilli le pape Léon XIV à l’Élysée, vendredi 25 septembre 2026, à l’occasion de la première étape d’une visite de quatre jours en France. Devant plusieurs centaines d’invités réunis dans la salle des fêtes du palais présidentiel, Emmanuel Macron a consacré une partie de son intervention à la conception française de la laïcité, tout en appelant à la protection de tous les lieux de culte.
La laïcité présentée comme une garantie de liberté
Dans son discours, Emmanuel Macron a voulu rappeler que la laïcité française ne se résume pas à une mise à distance de la religion. Selon le président, elle constitue d’abord un cadre destiné à garantir la liberté de conscience et l’égalité des citoyens.
« La laïcité française n’est nullement la négation de la religion », a-t-il affirmé en substance, en défendant le droit de chacun à croire ou à ne pas croire. Il a également insisté sur la possibilité, pour les citoyens, d’exprimer leurs convictions dans les différentes sphères de leur existence, y compris dans l’espace public, sous réserve du respect des lois de la République.
Cette définition place la liberté individuelle au cœur du modèle français. Elle rappelle aussi que la laïcité ne vise pas une croyance en particulier, mais qu’elle impose à l’État une obligation de neutralité et garantit à chacun la liberté de conscience. Dans le discours présidentiel, cette approche se veut compatible avec le dialogue entre les institutions publiques et les représentants des religions.
La lutte contre les actes visant les religions
Emmanuel Macron a par ailleurs dénoncé la recrudescence des actes commis contre des personnes ou des biens en raison de leur religion. Il a cité les violences et les dégradations visant les chrétiens, tout en rappelant que les communautés juive et musulmane sont elles aussi confrontées à des actes d’intolérance.
Le chef de l’État a présenté la protection des lieux de culte comme un « combat essentiel » que les pouvoirs publics doivent poursuivre. Cette déclaration s’inscrit dans une volonté de défendre la liberté religieuse et de prévenir les tensions susceptibles d’affecter la cohésion nationale.
En évoquant ces différentes communautés, le président a cherché à inscrire son propos dans une logique d’égalité de traitement. La lutte contre les actes antireligieux, quelle que soit la confession ciblée, relève à la fois de la protection des personnes et de la défense des principes républicains.
Des convergences autour de la paix et de l’intelligence artificielle
Le président français a également salué le plaidoyer de Léon XIV en faveur de la paix « sur tous les fronts ». Dans un contexte international marqué par plusieurs conflits, Emmanuel Macron a estimé que la visite du pape pouvait nourrir une forme d’espérance chez les Français confrontés aux crises et aux « misères du monde ».
Les deux dirigeants auraient aussi affiché des convergences sur les enjeux liés à l’intelligence artificielle. Emmanuel Macron a défendu une vision dans laquelle cette technologie doit rester au service de l’être humain. « L’intelligence artificielle doit être un serviteur et non un maître », a-t-il déclaré, en mettant en garde contre le risque de « perdre le contrôle » de la révolution numérique.
À travers cette formule, le président a placé la question technologique sur le terrain de la responsabilité politique et collective. Il a appelé à faire de la transformation numérique un outil d’émancipation, plutôt qu’un facteur de dépendance ou d’asservissement.
Une rencontre officielle avant la suite de la visite
La rencontre à l’Élysée constituait le premier rendez-vous institutionnel du déplacement de Léon XIV en France. Le programme devait ensuite conduire le pape dans plusieurs villes, notamment à Paris, Metz et Lourdes, avec des étapes consacrées aux autorités, aux responsables religieux et aux fidèles.
Évaluation de la fiabilité des sources : l’article d’origine ne cite pas explicitement de média, de document officiel ou de transcription permettant de vérifier les déclarations rapportées. Les informations relatives au programme de la visite sont toutefois cohérentes avec le calendrier publié par le Saint-Siège, qui confirme une arrivée en France le vendredi 25 septembre 2026 et une visite à l’Élysée le même jour. Pour les citations attribuées à Emmanuel Macron, la source la plus fiable demeure le verbatim officiel de l’Élysée ; en l’absence de référence précise dans le texte initial, elles doivent être considérées comme rapportées par l’auteur et vérifiées avant publication.