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Bolivie : Partisans d'Evo Morales retiennent plus de 200 militaires, troubles en cours

Les tensions montent en Bolivie : des militaires retenus en otage

Les partisans de l’ex-président bolivien, Evo Morales, ont retenu « plus de 200 militaires » en otage en Bolivie, après avoir pris d’assaut trois casernes dans le cadre des manifestations antigouvernementales qui agitent le pays depuis une vingtaine de jours, selon les autorités. Le ministère des Affaires étrangères a pointé du doigt « des groupes irréguliers » à l’origine de ces prises d’otage, précisant qu’ils se sont également emparés d’armes de guerre et de munitions.

Dans la même région, le gouvernement bolivien a déployé l’armée pour soutenir la police dans le déblocage des routes entravées par les partisans d’Evo Morales, qui dénoncent une prétendue « persécution politique » à l’encontre de leur leader. Evo Morales est actuellement sous le coup d’une enquête pénale pour des accusations de viol sur une adolescente de 15 ans, et il lui est interdit de se présenter à l’élection présidentielle de 2025 par la justice bolivienne, en raison de ses deux mandats précédents à la présidence entre 2006 et 2019.

Des manifestations qui tournent à la confrontation

Les autorités ont initialement rapporté l’occupation d’une caserne par des manifestants à Cochabamba, indiquant qu’une « vingtaine » de militaires étaient retenus en otage. Une vidéo diffusée par les médias boliviens montrait 16 soldats entourés de paysans portant des bâtons pointus. Ces paysans sont identifiés comme faisant partie des territoires indigènes du Chapare, soutenant traditionnellement Evo Morales, un ancien leader syndical et cultivateur de coca, premier président indigène de la Bolivie.

Face à la situation tendue, Evo Morales a entamé une grève de la faim pour réclamer un dialogue avec le gouvernement du président Luis Arce en vue de mettre en place des « comités de discussion » politiques et économiques. Il a affirmé que sa grève se poursuivrait « jusqu’à la libération de tous ses camarades » arrêtés par les forces de l’ordre. Selon les autorités, 66 personnes ont été appréhendées vendredi et une cinquantaine d’autres depuis le début des troubles le 14 octobre.

Il est essentiel de vérifier l’exactitude des informations présentées dans cet article en consultant des sources fiables telles que des médias internationaux reconnus, des agences de presse ou des rapports officiels du gouvernement bolivien. Des événements politiques complexes comme ceux en cours en Bolivie nécessitent une analyse approfondie et nuancée pour comprendre les enjeux sous-jacents et les différentes perspectives en présence.

La rédaction de Commons

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