Aller au contenu
Dernière publication
Archive
23 767 articles · 12 rubriques

Le média d'information nouvelle génération

Politique

Budget 2025 : Fin de l'examen des recettes à l'Assemblée, vote prévu mardi

Adoption de la première partie du budget de l’État : résumé des enjeux

Les députés ont travaillé ardemment pour arriver à un consensus sur la première partie du budget de l’État lors d’une séance qui s’est prolongée dans la nuit du vendredi au samedi 9 novembre. Cette étape cruciale a vu de profonds remaniements du texte initial du gouvernement, avec l’ajout de nouvelles taxes qui nécessiteront une validation par vote mardi prochain.

Peu avant 3 heures du matin, l’Assemblée nationale a enfin conclu l’examen de la partie concernant les recettes du projet de loi de finances, après avoir étudié plus de 3 000 amendements déposés par les députés. Ce processus avait débuté le 21 octobre et avait été brièvement interrompu pour les discussions sur le budget de la Sécurité sociale, reprenant ensuite mercredi dans l’hémicycle, où les modifications apportées ont été significatives.

La principale évolution à retenir est la réduction de la prévision du déficit de l’État pour 2025, passant de 142 à 85 milliards d’euros. Cette amélioration a été réalisée en grande partie grâce à une augmentation des impôts de l’ordre de 35 milliards d’euros. Cependant, le ministre du Budget Laurent Saint-Martin a souligné que cette amélioration était en partie artificielle, comprenant également la suppression de 23 milliards d’euros alloués à l’Union européenne.

Opposition et analyse des chiffres

Lors des débats, des controverses ont émergé concernant les chiffres avancés. Alors que le rapporteur général du budget, Charles de Courson, a estimé les nouvelles recettes à environ 12 milliards d’euros, certains ont contesté cette évaluation en soulignant que certaines de ces recettes pourraient être incompatibles avec les accords européens ou la Constitution.

Malgré ces désaccords, Eric Coquerel, président de la commission des Finances, a exprimé sa satisfaction d’avoir trouvé des recettes supplémentaires, contribuant à réduire le déficit à moins de 3 % du PIB. La gauche a notamment introduit de nouvelles taxes sur les superprofits, les super dividendes, les rachats d’actions, les grandes sociétés du numérique, les multinationales et le patrimoine des milliardaires, s’inscrivant ainsi dans la lignée de son programme électoral.

En cas de rejet du texte lors du vote de mardi, le projet de loi serait renvoyé au Sénat dans sa version initiale, empêchant les députés d’examiner la partie dépenses du budget de l’État. Cependant, si la première partie est approuvée, les députés passeront à l’examen des crédits alloués aux différentes missions de l’État, avec pour objectif de parvenir à un accord avant la date limite du 21 novembre.

La rédaction de Commons

Partager

Votre assistant

Le titre et le lien de l’article partent dans l’adresse du moteur, et sont copiés dans votre presse-papiers. Ouverture dans un nouvel onglet.

À lire aussi

Même rubrique, dates absolues