Budget 2025 : l'abandon du plan vélo jugé "totalement inacceptable" par les collectivités territoriales
Le « plan vélo » en danger : des collectivités s’inquiètent du financement supprimé
Des dizaines de collectivités ont exprimé leur inquiétude mercredi 6 novembre face à la suppression du financement du « plan vélo » dans le budget 2025. Cette décision risque de stopper des centaines de projets destinés à promouvoir les déplacements à vélo à travers le pays. Dans une lettre ouverte, l’association Vélo et territoires ainsi que le Club des villes et territoires cyclables et marchables (CVTCM) ont vivement critiqué cette mesure, la jugeant « totalement inacceptable ».
En 2023, Elisabeth Borne, alors ministre des Transports, avait annoncé la prolongation du plan vélo avec un budget de 2 milliards d’euros jusqu’en 2027. Cette initiative devait notamment mettre l’accent sur les zones rurales et périurbaines. Cependant, les 304 millions d’euros initialement prévus pour le « Fonds mobilités actives » ont été retirés du projet de budget 2025 dans le cadre des mesures visant à réduire le déficit.
Cette suppression de financement met en péril de nombreux projets d’aménagements, tels que des pistes cyclables, portés par plus de 400 collectivités à travers le territoire. Les associations de collectivités redoutent que ces initiatives cruciales pour encourager la pratique du vélo soient abandonnées.
Une mobilisation des acteurs locaux pour sauver le « plan vélo »
Au cours des 28e Rencontres Vélo et Territoires qui se sont ouvertes à Vannes (Morbihan), les représentants des collectivités locales ont exprimé leur désarroi face à cette décision gouvernementale. Françoise Rossignol, présidente du CVTCM, a exprimé sa colère, déclarant : « On se sent démunis et assez en colère ». Les acteurs locaux redoutent un impact majeur sur le développement des infrastructures cyclables.
Selon François Cuillerier, de l’Association des maires de France, cette décision pourrait entraîner un ralentissement des projets pour une période de trois à quatre ans, le temps de relancer les initiatives après les élections municipales de 2026. En signe de protestation, une quarantaine de collectivités ont déjà apposé leur signature sur la lettre ouverte adressée au gouvernement.
Il est essentiel que les autorités publiques prennent en considération l’importance des déplacements à vélo pour la mobilité durable et la qualité de vie des citoyens. Le maintien du financement du « plan vélo » apparaît comme une nécessité pour garantir la pérennité des efforts entrepris en faveur de la mobilité active.
En conclusion, la suppression du financement du « plan vélo » suscite une vive préoccupation parmi les collectivités et les associations engagées dans la promotion des déplacements à vélo en France. Il est crucial que des solutions alternatives soient trouvées afin de préserver ces projets d’aménagements essentiels pour encourager une mobilité plus respectueuse de l’environnement et de la santé publique.