Deux poètes russes condamnés à de lourdes peines pour avoir exprimé leur opposition à l'offensive en Ukraine
En Russie, la répression contre les voix dissidentes persiste, comme en témoigne la condamnation de deux poètes russes, Artiom Kamardine et Iegor Chtovba, à des peines de prison allant de cinq ans et demi à sept ans. Ces condamnations font suite à leur participation à une lecture publique sur la place Trioumfalnaïa à Moscou, un lieu de rassemblement historique pour les dissidents.
Initialement accusés d' »incitation à la haine », les poètes ont également été inculpés d' »appels publics à commettre des activités contre la sécurité de l’État ». Lors de son discours final, publié sur Telegram par ses soutiens, Artiom Kamardine a supplié le juge de le laisser « rentrer à la maison » en promettant de s’éloigner de tout « sujet sensible ».
La lecture publique à laquelle Artiom Kamardine avait participé avait été l’occasion pour lui de réciter un poème intitulé « Tue-moi, milicien ! », dans lequel il exprimait des critiques virulentes à l’encontre des séparatistes prorusses de l’est de l’Ukraine. La petite amie du poète et son colocataire, présents lors de son arrestation, ont affirmé avoir entendu Artiom Kamardine être violemment agressé et violé par les policiers.
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Le cas de ces poètes russes traduit une fois de plus la répression persistante en Russie envers les dissidents et la liberté d’expression. Les condamnations de Kamardine et Chtovba soulèvent de graves préoccupations quant au respect des droits de l’homme dans le pays. Il est essentiel de continuer à suivre ces affaires et de faire pression pour la libération de tous les prisonniers politiques en Russie.