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ées par Gabriel Attal lors de sa rencontre avec les agriculteurs ont été vivement critiquées par les écologistes et la gauche.

L’environnement, grand perdant des mesures annoncées par Gabriel Attal ? C’est du moins ce qu’estiment plusieurs personnalités du camp écologiste et de gauche, qui ont critiqué les annonces du Premier ministre le 26 janvier dernier en Haute-Garonne. Elles jugent ces mesures insuffisantes pour régler la question de la rémunération des agriculteurs et estiment qu’elles constituent des régressions sur les questions environnementales.

Antoine Gatet, président de France Nature Environnement, a déploré les réponses apportées par Gabriel Attal, les qualifiant de régressions sur les questions environnementales et de ne concerner que l’agriculture industrielle. Il estime également que le Premier ministre manque d’expertise sur ce dossier et qu’il s’est principalement basé sur les intérêts de l’agriculture industrielle.

La décision de placer l’Office français de la biodiversité sous la tutelle des préfets a également été critiquée par Antoine Gatet. Il regrette que le Premier ministre stigmatise les protecteurs de l’environnement en faisant baisser la pression des contrôles sur les règles en matière de pesticides.

Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, estime quant à elle que Gabriel Attal ne montre aucun intérêt pour les problématiques environnementales et a une mauvaise compréhension des problématiques sociales. Elle considère que les mesures annoncées sont insuffisantes pour faire pression sur la grande distribution et l’agro-alimentaire.

Sandrine Rousseau, députée Écologiste-Nupes à Paris, qualifie les annonces de l’exécutif d’exercice de communication et déplore l’absence d’efforts pour garantir un revenu décent aux agriculteurs. Selon elle, la revendication d’un revenu décent, de garantie des prix et de changement de rapport de force vis-à-vis des industriels n’a pas été prise en compte.

Corinne Lepage, ancienne ministre de l’Environnement, salue la simplification des normes environnementales, mais estime que les difficultés de l’agriculture française proviennent plus d’une concurrence internationale mal régulée que des règles adoptées pour protéger le climat. Elle souligne qu’il est inadmissible que des produits interdits en Europe et en France puissent être importés et vendus.

François Ruffin, député de La France Insoumise, souligne le tiraillement de l’agriculture française entre la concurrence des fermes-usines d’autres pays et la nécessité de nourrir les Français. Il estime qu’il faut donner un cap clair à l’agriculture française plutôt que de panser les problèmes avec des mesurettes.

Manon Aubry, cheffe de file des insoumis au Parlement européen, rejoint cette position en soulignant la concurrence déloyale à laquelle sont soumises les agriculteurs français. Elle estime que Gabriel Attal ne prend pas en compte le malaise profond du monde agricole et que tant que cette concurrence déloyale perdure, les agriculteurs ne seront pas rémunérés décemment.

Il est important de noter que cet article est basé sur des prises de position de personnalités politiques et écologistes, et qu’il faudrait prendre en compte d’autres points de vue pour avoir une vision plus complète du sujet.

La rédaction de Commons

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