Emmanuel Macron invite le Rassemblement national à ne pas être présent à la panthéonisation de Missak Manouchian
Macron invite le Rassemblement National à s’abstenir de la cérémonie d’entrée au Panthéon de Missak Manouchian
Emmanuel Macron a récemment déclaré dans une interview accordée au quotidien L’Humanité que le Rassemblement National, parti d’extrême droite, devrait s’abstenir d’assister à la cérémonie d’entrée au Panthéon du résistant communiste étranger Missak Manouchian, prévue pour mercredi. Le président français a souligné que compte tenu de la nature du combat de Manouchian, les forces d’extrême droite devraient faire preuve de décence en ne participant pas à l’événement, sur le modèle de leur absence lors de l’hommage à Robert Badinter à la demande de la famille de ce dernier.
Emmanuel Macron a affirmé qu’il n’avait pas l’intention de prendre une décision arbitraire concernant la participation des élus du Rassemblement National à la cérémonie, soulignant que son devoir en tant que président était d’inviter tous les représentants élus par le peuple français sans effectuer de sélection parmi eux. Cette déclaration intervient dans le contexte du débat au sein de la majorité présidentielle sur l’intégration du Rassemblement National dans ce qu’on appelle l' »arc républicain ».
La position controversée de Gabriel Attal sur l’intégration du Rassemblement National
Le Premier ministre Gabriel Attal avait suscité la controverse début février en affirmant que le Rassemblement National, ainsi que toutes les autres forces politiques représentées à l’Assemblée, devaient être inclus dans l’ « arc républicain ». Il avait justifié cette position en soulignant qu’il y avait derrière ces partis « des millions de Français qui ont voté ». Cependant, Emmanuel Macron a pris ses distances par rapport à cette vision en soulignant que toutes les forces élues par le peuple ne nécessairement adhèrent aux valeurs de la République.
Le président français a noté que certains groupes de gauche, notamment des personnalités de la France insoumise, pouvaient également s’opposer aux valeurs républicaines par leurs prises de position, tout en précisant qu’il ne faudrait pas établir une équivalence entre l’extrême droite et l’extrême gauche. Il a clairement indiqué que pour lui, le Rassemblement National et le mouvement Reconquête ne faisaient pas partie de l' »arc républicain », soulignant ainsi sa conception de la distinction entre les diverses sensibilités politiques.
La déclaration d’Emmanuel Macron et sa position quant à l’intégration du Rassemblement National dans le paysage politique français soulignent les lignes de fracture persistantes au sein de la classe politique en France, ainsi que les enjeux liés à la définition de ce qui constitue l’ « arc républicain » et les valeurs essentielles de la République française.