Emmanuel Macron pour 2026 budget non adopté service national interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans loi sur la fin de vie et appel au consensus
Macron demande un budget pour 2026 et annonce service national, interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans et une loi sur la fin de vie.
Emmanuel Macron a prononcé, mercredi 31 décembre, sa neuvième allocution de vœux pour le Nouvel An, ouvrant l’aube de sa dernière année complète de mandat. En moins de dix minutes, le président a cherché à tourner la page d’une année marquée par l’instabilité politique et l’absence d’un vote achevé du projet de loi de finances, affichant une volonté d’action et promettant une année 2026 « utile ». Son propos, concis, a alterné rappels solennels et annonces de priorités législatives, sans pour autant lever certaines zones d’ombre sur la scène internationale et les échéances intérieures immédiates.
Priorités annoncées : budget, service national et lois sociétales
Au cœur du message présidentiel figure l’urgence budgétaire : la France démarre 2026 sans un budget adopté, le projet de loi de finances n’ayant pu être examiné dans son intégralité avant le 31 décembre. Macron a demandé au gouvernement et au Parlement de « bâtir des accords » dès les premières semaines de janvier pour doter la nation d’un budget, rappelant que l’examen en commission reprendra à l’Assemblée le 8 janvier.
Le chef de l’État a identifié plusieurs « grands chantiers » qu’il entend mener à leur terme cette année. Il a d’abord évoqué le déploiement du service national, présenté comme un renforcement du lien entre les armées et la nation. Il a ensuite confirmé l’intention du gouvernement de présenter en janvier un texte visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans, en insistant sur la protection des enfants et des adolescents face aux écrans.
Enfin, la question de la fin de vie a été rappelée comme une promesse ancienne : le projet de loi voté en première lecture par l’Assemblée en juin doit être débattu au Sénat à partir du 20 janvier. Macron a affirmé son souhait d’« aller au bout » de la législation sur la fin de vie dans la dignité, sujet sensible sur lequel le chef de l’État s’était déjà engagé en 2022.
Silences, contexte international et le calendrier politique
Sur le plan international, le président a d’abord formulé une mise en garde générale : la guerre en Ukraine continue, et selon lui le monde connaît « le retour des empires » et une remise en cause de l’ordre international. En revanche, il n’a pas commenté l’existence récente de pistes de négociations — rapportées par plusieurs médias internationaux — entre Kiev et Moscou, évoquées notamment dans le cadre de discussions auxquelles les États‑Unis et leur président ont joué un rôle. De même, il n’a pas détaillé la réunion des alliés de Kiev qu’il a annoncée pour Paris début janvier.
Sur la scène intérieure, Macron a rappelé que 2026 marquera une campagne présidentielle à laquelle il ne participera pas — « la première depuis dix ans » — et assuré qu’il ferait tout pour garantir une élection sereine, « à l’abri de toute ingérence étrangère ». Confronté à des indices de popularité faibles et aux appels de certains responsables politiques (comme l’ancien Premier ministre Édouard Philippe en octobre) à une démission ou à une élection anticipée, il a fermement exclu toute démission et déclaré qu’il serait « jusqu’à la dernière seconde au travail ».
Le discours s’est conclu sur trois vœux : unité contre les discriminations, force et indépendance — avec un plaidoyer pour une « Europe de la défense » et des investissements dans les forces armées, la sécurité et les services publics —, puis espérance et progrès, notamment en matière de climat, de biodiversité, de sciences et de culture.
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Sur les sujets internationaux évoqués (négociations éventuelles entre Kiev et Moscou, rôle des États‑Unis), il est prudent de croiser les dépêches d’agences reconnues — AFP, Reuters, Associated Press — et les analyses de médias internationaux (Financial Times, New York Times, Washington Post) ; ces sources offrent généralement un haut niveau de fiabilité et de vérification factuelle. Pour les sondages de popularité et les appels politiques (comme ceux d’Édouard Philippe), les instituts de sondage établis (IFOP, Elabe, Ipsos, OpinionWay) et les communiqués des personnalités concernées sont à privilégier.
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