Feuille de route d'Ursula von der Leyen : Immigration, environnement, logement...
Von der Leyen en quête d’un second mandat à la tête de la Commission européenne
Ursula von der Leyen, actuelle présidente de la Commission européenne, s’est lancée dans une campagne pour obtenir un second mandat devant les eurodéputés. Son discours, prononcé le jeudi 18 juillet, a été axé sur une feuille de route ambitieuse visant à sécuriser le soutien d’une large majorité allant des Verts à des partis conservateurs. Cette démarche intervient dans un contexte politique complexe, marqué par une montée de l’extrême droite lors des dernières élections.
La conservatrice allemande a présenté ses priorités, mettant en avant la nécessité de renforcer la compétitivité de l’Union européenne en stimulant les investissements, notamment dans les secteurs stratégiques tels que l’industrie et la défense. Elle a également affiché des objectifs ambitieux en matière de lutte contre le changement climatique, proposant une réduction drastique des émissions de l’UE de 90% d’ici 2040 par rapport à 1990, avec pour objectif ultime la neutralité carbone en 2050.
Cette feuille de route inclut la proposition d’un nouveau pacte pour des industries plus respectueuses de l’environnement, visant à réduire les coûts énergétiques élevés qui impactent la compétitivité de l’UE. En parallèle, von der Leyen a souligné son engagement à promouvoir un accès abordable au logement pour les ménages les plus vulnérables, en créant notamment un poste de commissaire européen dédié à cette question.
Des enjeux géopolitiques cruciaux au cœur du discours de von der Leyen
La présidente de la Commission européenne n’a pas manqué de souligner l’importance d’une Europe forte et unie dans un contexte de tensions internationales croissantes. Face aux défis posés par des contentieux commerciaux avec la Chine, les incertitudes liées à un éventuel retour de Donald Trump à la présidence américaine, ainsi que les conflits en Ukraine et au Proche-Orient, von der Leyen a plaidé pour une Europe capable de faire face aux défis géopolitiques actuels.
Dans un discours marqué par des prises de position fermes, von der Leyen a appelé à une fin immédiate des violences à Gaza, tout en soulignant la nécessité de renforcer les capacités de Frontex, l’agence européenne chargée des frontières, en triplant le nombre de garde-frontières et de garde-côtes. Ces propositions visent à répondre aux attentes de différents groupes politiques, tels que le Parti populaire européen et le groupe d’extrême droite ECR, associé à la dirigeante italienne Giorgia Meloni.
En parallèle, von der Leyen a exprimé des réserves quant à la récente visite du Premier ministre hongrois Viktor Orban à Moscou, l’accusant de servir les intérêts de Vladimir Poutine. Elle a également plaidé en faveur de la création d’un « Bouclier européen de la démocratie » pour lutter contre les manipulations de l’information et les ingérences étrangères, soulignant la nécessité d’une réponse coord