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Gaz lacrymogènes en manifestation : Laurent Nuñez refuse d’abandonner les moyens intermédiaires malgré les questions sur leurs effets sanitaires

Gaz lacrymogènes : Laurent Nuñez défend leur usage en manifestation, tandis que des parlementaires questionnent leurs effets sanitaires et les études

Laurent Nuñez défend le maintien des grenades et des gaz lacrymogènes dans l’équipement des forces de l’ordre. Selon le compte rendu fourni, le ministre de l’Intérieur a affirmé, lundi 2 novembre 2026, devant la commission des lois de l’Assemblée nationale, qu’il ne renoncerait à aucun « moyen intermédiaire ». Interrogé lors d’une audition consacrée au budget 2027 de son ministère, il a justifié cette position par la nécessité, pour les policiers, de se défendre lorsqu’ils sont pris à partie pendant les manifestations.

Cette réponse intervient alors que plusieurs députés demandent l’abandon de l’emploi des grenades après les graves blessures de lycéens survenues pendant le mouvement de mobilisation, rapporte le texte d’origine. Celui-ci ne précise toutefois ni les circonstances de ces blessures ni les dispositifs concernés. Ces lacunes empêchent de relier précisément les demandes parlementaires à des interventions déterminées.

Le ministre défend une réponse aux violences

Face à la députée de La France insoumise Gabrielle Cathala, qui dénonçait une « répression », Laurent Nuñez a rejeté ce terme. D’après les propos reproduits dans l’article, il a présenté l’action des forces de l’ordre comme destinée à prévenir les troubles à l’ordre public. Il a également assuré préférer qu’une manifestation se termine sans recours à la force.

Pour expliquer sa position, le ministre a évoqué les personnes qui brisent des vitrines, attaquent les policiers ou lancent des cocktails Molotov. Il a affirmé intervenir uniquement lorsqu’il y a des violences. Ces déclarations exposent la justification gouvernementale du maintien de ces équipements ; elles ne permettent pas, à elles seules, d’évaluer les conditions de leur utilisation dans chacune des situations contestées.

Laurent Nuñez a aussi appelé à retrouver une volonté de vivre ensemble au cours des six mois précédant l’élection présidentielle, selon le récit transmis. Le désaccord porte ainsi sur deux questions distinctes : les moyens jugés nécessaires pour protéger les policiers et les conséquences de leur emploi pour les personnes présentes dans les rassemblements.

Les effets sanitaires au cœur des interrogations

Le ministre a également été interrogé sur les conséquences des gaz lacrymogènes pour la santé des femmes. Le texte mentionne des témoignages faisant état de troubles menstruels après des manifestations, mais ne donne ni leur nombre, ni leur origine, ni les conditions d’exposition. Ces signalements doivent donc être présentés comme des témoignages, et non comme la démonstration d’un lien de causalité.

Selon l’article, Laurent Nuñez a répondu ne pas avoir connaissance du caractère nocif du gaz lacrymogène, qu’il décrit comme un équipement intermédiaire de base. Il a invoqué des études réalisées en 2021 et 2022, affirmant qu’elles n’avaient pas constaté d’atteintes et que les effets disparaissaient rapidement. Il a ainsi écarté une suspension de son utilisation au titre du principe de précaution.

Cette référence aux études reste insuffisamment documentée : aucun titre, organisme auteur, protocole ou résultat détaillé n’est fourni. Il n’est donc pas possible d’en apprécier la portée ni de savoir si elles examinaient spécifiquement les troubles évoqués. La déclaration du ministre doit rester clairement attribuée, sans être transformée en conclusion scientifique générale.

Des sources à distinguer selon leur portée

La principale limite du document d’origine concerne sa traçabilité. L’extrait ne comporte ni lien vers l’audition, ni compte rendu parlementaire permettant de contrôler l’intégralité des échanges. Les citations constituent le cœur du récit, mais leur transcription et leur contexte n’ont pas pu être confirmés indépendamment lors de cette vérification.

Une question écrite publiée sur le site de l’Assemblée nationale le 27 octobre 2026 confirme toutefois que les conséquences sanitaires des gaz lacrymogènes font l’objet d’interpellations parlementaires. Cette source institutionnelle est fiable pour établir l’existence et le contenu de la question posée, mais elle ne constitue pas une validation scientifique de toutes les affirmations du député.

Au total, le texte rapporte une position politique ferme, sans fournir les éléments permettant de trancher les controverses sanitaires soulevées. Une information rigoureuse impose de distinguer les déclarations gouvernementales, les accusations parlementaires et les résultats d’études effectivement accessibles. En l’absence des travaux invoqués et d’une vérification complète de l’audition, les conclusions générales sur l’innocuité des équipements doivent rester attribuées à leur auteur.

La rédaction de Commons

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