Gel du point d’indice des fonctionnaires Sophie Binet appelle à une mobilisation massive le 29 septembre contre les choix budgétaires du gouvernement
Gel du point d’indice des fonctionnaires : Sophie Binet appelle à la grève le 29 septembre et dénonce une nouvelle perte de pouvoir d’achat.
La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a dénoncé comme un « scandale » la décision annoncée par le gouvernement de maintenir le gel du point d’indice des fonctionnaires dans le projet de budget 2027. Elle appelle les agents publics, mais aussi les salariés du secteur privé, à participer largement à la journée de grève et de manifestations prévue le 29 septembre.
La CGT dénonce une nouvelle perte de pouvoir d’achat
Dans une déclaration à l’Agence France-Presse, jeudi 18 septembre, Sophie Binet a estimé que l’annonce du Premier ministre confirmait la nécessité de faire du 29 septembre une « journée noire ». Cette mobilisation est organisée à l’appel d’une large intersyndicale de la fonction publique, qui réclame une revalorisation des rémunérations ainsi que des moyens budgétaires supplémentaires.
La dirigeante de la CGT s’est appuyée sur l’évolution du point d’indice, qui sert de référence au calcul du traitement indiciaire des fonctionnaires. Selon elle, les agents publics auraient déjà perdu plus de 16 % de pouvoir d’achat depuis 2017 en raison des gels successifs. Elle affirme également que l’inflation pourrait entraîner une perte supplémentaire de 3 % l’année prochaine si aucune revalorisation n’est décidée.
Ces chiffres sont avancés par Sophie Binet et doivent donc être compris comme une estimation syndicale, formulée dans le cadre de la mobilisation. L’article d’origine ne fournit pas le détail de la méthode utilisée pour établir ces pourcentages ni les données économiques permettant de les vérifier précisément. Ils ne doivent pas être présentés comme des chiffres indépendamment établis par une source statistique dans le cadre de cette réécriture.
Deux milliards d’euros d’économies annoncés
Le gouvernement justifie le maintien du gel par la recherche d’économies importantes pour le budget de l’année prochaine. Interrogé par Le Figaro, le Premier ministre a déclaré vouloir dégager 2 milliards d’euros grâce à cette mesure. Il a toutefois évoqué la possibilité de préserver les salaires les plus bas, à l’issue d’une négociation avec les organisations syndicales.
Cette perspective ne suffit pas à apaiser la contestation. Pour les syndicats, le gel du point d’indice pénalise l’ensemble des agents publics, alors que l’augmentation générale des prix réduit la valeur réelle des traitements. La mesure est également perçue comme un signal négatif dans un contexte où les organisations représentatives demandent une revalorisation des rémunérations et des moyens supplémentaires pour les services publics.
Début septembre, huit organisations de la fonction publique — la CGT, Force ouvrière, la CFDT, l’UNSA, la FSU, Solidaires, la CFE-CGC et la FA-FP — avaient appelé à une journée de grève et de manifestations le 29 septembre. Leur démarche porte à la fois sur les salaires et sur les crédits accordés aux administrations et aux services publics.
Un appel élargi aux salariés du privé
Sophie Binet souhaite dépasser le seul cadre de la fonction publique. Elle a invité « tous les salariés du privé » à rejoindre les agents publics dans la rue, afin de donner une portée plus large à la mobilisation. La CGT entend ainsi faire de cette journée un rendez-vous interprofessionnel autour du pouvoir d’achat, des rémunérations et des choix budgétaires du gouvernement.
À ce stade, le texte présenté décrit une annonce gouvernementale et les réactions syndicales qui l’ont suivie. Il ne précise ni le contenu définitif du projet de budget 2027, ni les modalités exactes d’une éventuelle protection des rémunérations les plus faibles. Ces éléments doivent encore faire l’objet de discussions entre le gouvernement et les syndicats.
Concernant la fiabilité des sources, l’AFP constitue une agence de presse reconnue, particulièrement adaptée pour rapporter les déclarations de responsables politiques ou syndicaux lorsqu’elles sont clairement attribuées. Le Figaro est ici cité pour l’entretien accordé par le Premier ministre et pour le montant d’économies annoncé. Ces deux sources permettent d’établir les positions rapportées dans l’article, mais les affirmations chiffrées sur la perte de pouvoir d’achat auraient intérêt à être complétées par des données officielles ou une analyse indépendante.