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Jordan Bardella conteste l’accusation d’effacement de données Facebook après les révélations de Mediapart et du Canard enchaîné

Effacement de données Facebook : découvrez les accusations du Canard enchaîné, le démenti du RN et les éléments contestés de l’enquête.

Jordan Bardella fait l’objet de nouvelles accusations concernant ses anciens comptes Facebook. Selon les informations du Canard enchaîné rapportées vendredi 9 octobre 2026, les données d’un compte utilisé pendant ses premières années de militant auraient été effacées après la publication d’une enquête de Mediapart lui attribuant des écrits antisémites. Le président du Rassemblement national nie être l’auteur de ces propos et son entourage conteste toute suppression.

Deux questions doivent être distinguées : l’attribution des messages publiés par Mediapart et la disparition alléguée de données sur un autre compte. Les réunir sans préciser cette différence risquerait de faire croire que les échanges incriminés ont eux-mêmes été effacés. Or l’article d’origine indique explicitement que l’accusation du Canard enchaîné concerne un compte distinct.

Une suppression alléguée après les premières révélations

Le Canard enchaîné affirme disposer d’extractions de conversations privées permettant de comparer les données accessibles à deux dates. Selon l’hebdomadaire, les messages d’un ancien compte militant étaient encore présents le 28 septembre, avant de disparaître dans une extraction du 2 octobre. Le journal en conclut que les données ont été supprimées dans cet intervalle. Cette accusation et le démenti du RN sont également rapportés par Le Monde.

Le 28 septembre correspond aussi à la publication de la première enquête de Mediapart. Cette proximité chronologique explique pourquoi l’effacement allégué est présenté comme un nouvel élément de l’affaire. Elle ne suffit toutefois pas, à elle seule, à établir l’identité de la personne qui aurait procédé à une suppression, ni les raisons d’une telle opération.

Le compte évoqué par l’hebdomadaire aurait servi à Jordan Bardella pendant ses jeunes années au Front national, ancien nom du Rassemblement national. Selon le texte fourni, ce n’est pas celui auquel sont rattachés les messages antisémites datant de 2013, lorsque l’actuel président du RN avait 17 ans. Cette distinction limite donc les conclusions pouvant être tirées de la disparition alléguée des données.

Un démenti catégorique et une plainte annoncée

L’entourage de Jordan Bardella qualifie l’accusation d’« information fausse ». Il soutient que le dirigeant ne s’est connecté à aucun compte Facebook et n’a supprimé aucun message, présentant ces accusations comme des manipulations. L’annonce d’une plainte en diffamation accompagne ce démenti. La réaction du RN est reprise par Le Monde.

L’article d’origine précise que cette plainte devait être déposée dans les heures suivantes. Une annonce ne doit cependant pas être confondue avec la confirmation d’un dépôt effectif. Elle est également distincte de la plainte contre Mediapart que Jordan Bardella avait déjà déposée, selon le même texte, pour contester l’attribution des propos antisémites.

La controverse porte aussi sur ses déclarations concernant son utilisation de Facebook. Mardi 6 octobre, il affirmait ne pas avoir de compte et ne plus utiliser ce réseau depuis longtemps, d’après l’article fourni. Les accusations d’effacement interrogent cette défense, mais elles demeurent contestées : elles doivent donc être présentées comme les conclusions du journal, et non comme des faits définitivement établis.

Mediapart invoque des concordances entre les comptes

Parallèlement, Mediapart affirme avoir relevé des similitudes entre des échanges Facebook attribués à Jordan Bardella et des publications de son compte officiel sur Twitter, devenu X. Le média présente ces rapprochements comme des éléments supplémentaires permettant de relier le dirigeant aux conversations contestées. Une enquête datée du 9 octobre figure bien parmi les publications de ses journalistes consacrées à cette affaire.

Ces concordances concernent l’attribution des messages, et non la suppression alléguée sur l’autre compte. Le désaccord central reste donc inchangé : Mediapart affirme pouvoir établir ce lien, tandis que Jordan Bardella nie avoir tenu les propos. La formulation doit préserver cette opposition sans transformer l’accusation en conclusion incontestable.

Des sources identifiables, une vérification à distinguer

L’évaluation des sources repose ici sur la nature des éléments avancés. Mediapart présente une enquête signée et annonce une démarche d’authentification documentaire. Cela permet d’identifier les auteurs et la méthode revendiquée, sans remplacer l’examen indépendant des pièces. Le Canard enchaîné invoque, pour sa part, des extractions numériques ; leur valeur dépend de leur authenticité et de leur interprétation.

Enfin, l’entourage du président du RN constitue une source directe pour connaître sa réponse, mais une partie intéressée concernant les faits contestés. Une lecture rigoureuse doit ainsi distinguer les documents invoqués, les conclusions journalistiques et les démentis. Le texte fourni ne permet pas, à lui seul, de trancher ces questions.

La rédaction de Commons

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