Kimberly Guilfoyle : Donald Trump lui demande de démissionner après des révélations sur ses échanges financiers et ses séjours de luxe
La démission de Kimberly Guilfoyle est demandée par la Maison Blanche après des révélations sur ses échanges avec un donateur et des avantages présumés.
Donald Trump a demandé la démission de Kimberly Guilfoyle, ambassadrice des États-Unis en Grèce, après une série de révélations sur ses échanges avec un donateur républicain et sur des avantages dont elle aurait bénéficié. La nouvelle porte-parole de la Maison Blanche, Katie Zacharia, a annoncé cette décision mardi 13 octobre 2026. L’annonce confirme la demande de départ, mais ne permet pas, à elle seule, d’affirmer que la diplomate a effectivement remis sa démission.
Ancienne animatrice de Fox News devenue une figure du mouvement « Make America Great Again » (MAGA), Kimberly Guilfoyle est au centre de plusieurs enquêtes du Wall Street Journal. Il convient cependant de distinguer deux niveaux d’information : la décision politique annoncée publiquement par la Maison Blanche et les comportements rapportés par le quotidien, qui restent des allégations et ne constituent pas des conclusions judiciaires.
Des échanges avec un donateur au cœur des révélations
Une première série de révélations concerne Eric Deters, juriste et ancien candidat au Congrès dans le Kentucky. Selon le Wall Street Journal, Kimberly Guilfoyle a entretenu avec lui des échanges alors qu’il cherchait à obtenir de l’aide auprès de l’administration Trump pour régler des difficultés fiscales. Le journal appuie son récit sur des messages et des documents qu’il indique avoir consultés. La nature de ces pièces permet de préciser les accusations, sans dispenser de vérifier leur authenticité et leur contexte.
Le point central porte sur une demande formulée en juillet 2025 : Kimberly Guilfoyle aurait sollicité Eric Deters pour régler le solde de sa carte American Express. Les messages cités par le quotidien décrivent une requête urgente et proposent un versement directement à l’établissement financier. Selon le journal, elle aurait également présenté ce mode de paiement comme un moyen de ne pas faire apparaître le transfert à son nom. Ces éléments doivent être attribués au récit journalistique, et non présentés comme des faits judiciairement établis.
Eric Deters affirme ne pas avoir donné suite à cette demande, expliquant qu’un tel paiement aurait mis son mariage en péril. Son témoignage est important puisqu’il est l’un des participants aux échanges décrits. Il demeure néanmoins celui d’une partie directement impliquée : ses déclarations doivent être examinées avec les documents disponibles, plutôt que considérées comme une preuve suffisante de l’ensemble des accusations.
Des séjours luxueux et un dîner à Davos
Une autre enquête, publiée samedi 10 octobre 2026, concerne des conversations enregistrées. D’après le Wall Street Journal, l’ambassadrice y évoque des voyages et des séjours luxueux financés par de riches hommes d’affaires grecs. Ces propos rapportés soulèvent des questions sur les rapports entre ses relations privées et sa fonction diplomatique. Ils ne suffisent toutefois pas, à eux seuls, à déterminer les conditions exactes de financement des déplacements évoqués.
Le quotidien décrit aussi sa colère lorsqu’elle apprend qu’elle ne figure pas parmi les invités d’un dîner organisé en marge du Forum économique mondial de Davos, en janvier 2026. Dans l’échange rapporté, elle emploierait de nombreux jurons pour dénoncer cette exclusion. Cet épisode complète le récit sur son comportement, mais doit être distingué des accusations financières : une réaction véhémente et l’acceptation éventuelle d’avantages ne relèvent pas du même registre.
Des sources documentées, mais des accusations à distinguer des preuves
La source la plus directe pour la demande de démission est la déclaration publique de Katie Zacharia. Sa reprise par plusieurs médias, notamment Associated Press et ABC News, rend cette annonce solidement vérifiable. En revanche, la Maison Blanche confirme une décision concernant l’ambassadrice ; cette confirmation ne valide pas automatiquement chaque détail des enquêtes qui l’ont précédée.
Pour les accusations, le Wall Street Journal constitue la source d’origine. Les messages reproduits, les documents consultés et les enregistrements mentionnés donnent à ses enquêtes une assise plus substantielle qu’un simple témoignage anonyme. La prudence reste nécessaire : la reprise de ces informations par d’autres publications ne représente pas forcément une vérification indépendante. Le texte fourni ne présente pas les échanges complets ni les enregistrements, ce qui limite l’évaluation directe de leur portée.
La conclusion doit donc rester mesurée : la demande de départ est confirmée, tandis que les faits reprochés doivent conserver leur attribution au quotidien et aux témoins concernés. Sans éléments supplémentaires, il serait prématuré de transformer ces révélations en constat de culpabilité ou de présenter la démission comme déjà effective.