La Civilise poursuit sa mission malgré le départ de ses dirigeants, selon Aurore Bergé.
Il n’y a pas d’arrêt de la Civiise malgré le départ de ses dirigeants
La Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Civiise) va continuer ses travaux malgré le départ de ses deux principaux dirigeants. C’est ce qu’a affirmé Aurore Bergé, la ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, lors d’une interview sur Radio J le dimanche 11 février.
Bien que Aurore Bergé ne soit pas la ministre dont dépend la Civiise, elle a tenu à souligner l’importance de la continuité de cette commission. La Civiise relève en effet du domaine de compétence de Catherine Vautrin, ministre de la Santé et des Solidarités, et de sa ministre déléguée Sarah El Haïry, chargée de l’Enfance.
Aurore Bergé a salué le rôle déterminant joué par Edouard Durand, le médiatique juge des enfants qui présidait la Civiise avant d’être écarté par le gouvernement de la commission. Elle a également souligné le travail remarquable et l’engagement sincère de tous les membres de la Civiise.
La commission avait repris ses travaux le lundi mais a été perturbée par le dépôt d’une plainte pour agression sexuelle à l’encontre de la nouvelle vice-présidente, la médecin Caroline Rey-Salmon. Cela a conduit cette dernière à prendre du recul en se mettant « en retrait total » dès le mercredi. Le lendemain, le nouveau président de la Civiise, Sébastien Boueilh, a démissionné, affirmant être victime de calomnies et d’attaques personnelles.
Face à ces événements, le ministère de la Santé a annoncé sa volonté de réunir les acteurs du secteur dans les prochaines semaines afin d’étudier les suites à donner à la commission. Il est important de souligner que la Civiise est une commission indépendante mise en place pour enquêter sur les violences sexuelles faites aux enfants et à leurs familles. Son rôle est de recueillir et d’examiner les témoignages des victimes, de faire des recommandations pour améliorer la prévention et la prise en charge des victimes, ainsi que de contribuer à la sensibilisation et à la lutte contre ces violences.
La continuité des travaux de la Civiise est cruciale pour la lutte contre l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants. Il est essentiel que cette commission puisse poursuivre son travail afin de faire la lumière sur ces crimes odieux, d’apporter une aide aux victimes et de mettre en place des mesures de prévention efficaces. Il est donc encourageant de voir que malgré les difficultés rencontrées, la volonté politique d’assurer la continuité de la Civiise est maintenue.
Il convient cependant d’attendre les résultats de la réunion des acteurs du secteur pour connaître les prochaines étapes concernant la Civiise. Il est également important que ces décisions soient prises en tenant compte des meilleures pratiques et des recommandations d’experts dans le domaine de la lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants.