La Commission européenne fait des concessions sur les importations et les obligations de jachère, apaisant la colère des agriculteurs
Les agriculteurs européens ont récemment exprimé leur colère et leur mécontentement face à la concurrence déloyale des produits importés en provenance de pays non membres de l’Union européenne (UE). En réponse à cette mobilisation, la Commission européenne a présenté un premier ensemble de mesures visant à apaiser les agriculteurs.
Le premier volet de ces mesures concerne les produits importés qui ne sont pas soumis aux mêmes normes sanitaires ou environnementales que celles imposées aux agriculteurs de l’UE. La Commission européenne propose de prolonger d’une année supplémentaire l’exemption de droits de douane accordée à l’Ukraine depuis le printemps 2022, en soutien au pays en guerre. Toutefois, cette exemption serait assortie de « mesures de sauvegarde » renforcées afin de limiter l’impact de ces importations sur les agriculteurs européens. De plus, des « mesures correctives rapides » pourraient être adoptées en cas de perturbations importantes sur le marché.
Pour les produits considérés comme « sensibles » tels que la volaille, les œufs et le sucre, un « frein d’urgence » serait mis en place pour stabiliser les importations aux niveaux moyens de 2022 et 2023. Au-delà de ces volumes, des droits de douane seraient réintroduits. Toutes ces restrictions resteraient sous la supervision de Bruxelles pour garantir leur application.
Un autre point de mécontentement pour les agriculteurs européens était l’obligation de laisser 4% des terres arables en jachère ou non productives pour bénéficier des aides de la Politique agricole commune (PAC). Initialement suspendue pour compenser les perturbations sur le marché céréalier ukrainien et russe, cette obligation devait revenir en 2024. La Commission propose désormais une « dérogation partielle » pour l’année 2024. Les agriculteurs pourront bénéficier des aides de la PAC même s’ils n’ont pas les 4% de jachères, à condition d’atteindre un taux de 7% de cultures intermédiaires ou fixatrices d’azote, comme les lentilles ou les pois, sans utiliser de produits phytosanitaires.
Ces mesures ont été globalement bien accueillies par les agriculteurs européens. Le ministre français de l’Agriculture, Marc Fesneau, a salué une solution « simple et pragmatique » qui favorise à la fois la transition écologique et la production agricole. Cependant, certaines critiques ont été formulées. Irène Tolleret, eurodéputée Renew, déplore le fait que la Commission européenne ait attendu la mobilisation des agriculteurs pour prendre des mesures.
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En conclusion, la Commission européenne a proposé un premier ensemble de mesures visant à répondre aux revendications des agriculteurs européens. Ces mesures portent notamment sur la concurrence déloyale des produits importés et sur les obligations de jachère. Bien que largement soutenues par les agriculteurs, ces mesures ont également sus