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La cour suprême italienne confirme le délit d'apologie du fascisme, mais les condamnations restent hypothétiques.

La Cour suprême italienne a déclaré que le « salut romain » était un délit d’apologie du fascisme le 18 janvier. Cependant, la constitution italienne rend les condamnations sur ce sujet très hypothétiques.

La plus haute juridiction pénale du pays a rendu cette décision suite à un rassemblement le 7 janvier à Rome, où des centaines de personnes ont effectué le salut fasciste devant l’ancien siège romain du Mouvement social italien (MSI). Ce parti a été formé par des partisans de Benito Mussolini après la Seconde Guerre mondiale.

La Première ministre Giorgia Meloni, co-fondatrice du parti post-fasciste Fratelli d’Italia, a été vivement critiquée par l’opposition pour ne pas avoir condamné cette manifestation, dont les images ont circulé dans le monde entier.

La cour de cassation italienne estime que la cérémonie d’appel, durant laquelle les participants à une manifestation fasciste répondent « présents », ainsi que le « salut romain » (bras tendu), sont punissables par la loi. Ces rituels rappellent la gestuelle propre au parti fasciste dissout après la Seconde Guerre mondiale, selon les juges.

Cependant, il est important de noter que le délit n’est pas manifeste dans le cadre d’une commémoration et que les personnes qui exécutent le salut n’ont pas nécessairement pour intention de ressusciter le parti fascist. Selon les juristes interrogés par l’AFP, pour sanctionner de tels actes, il faut prendre en compte le danger concret de réorganisation du parti fasciste dissout, ce qui est un obstacle quasi insurmontable.

Il existe néanmoins une autre loi, appelée « loi Mancino » de 1993, qui sanctionne les actes de discrimination ou de violences à caractère racial. Cependant, il revient aux tribunaux d’apprécier ces cas.

La cour suprême a également décidé d’un nouveau procès en appel pour huit militants condamnés en seconde instance pour avoir fait le salut fasciste lors d’une cérémonie commémorative en 2016.

Certains militants néofascistes se sont réjouis de la décision de la cour, tandis que le président du Sénat Ignazio La Russa, qui affiche ouvertement son admiration pour Mussolini, a déclaré que cette décision « se passe de commentaires ».

La rédaction de Commons

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