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La Géorgie franchit une nouvelle étape dans la lutte contre l'influence étrangère

La Géorgie face à la contestation : un projet de loi sous les feux de la critique

Une nouvelle vague de protestations secoue la Géorgie, alors que des milliers de manifestants expriment leur opposition au projet de loi sur l' »influence étrangère ». Adopté en deuxième lecture par le Parlement avec 83 voix pour et 23 contre, ce texte controversé suscite des tensions dans le pays depuis le 9 avril. Le gouvernement géorgien, dirigé par le parti au pouvoir, le Rêve géorgien, fait face à une opposition grandissante de la part de la population, craignant que cette législation ne restreigne les aspirations de la Géorgie à rejoindre l’Union européenne.

Les manifestations, qui se déroulent devant le Parlement à Tbilissi, rassemblent des manifestants brandissant les drapeaux géorgiens et européens, et chantant l’Ode à la joie, l’hymne de l’UE. Les forces de l’ordre ont eu recours à des moyens tels que le gaz poivre et des canons à eau pour disperser un petit groupe de contestataires tentant de bloquer l’accès latéral du Parlement. Malgré ces tensions, la plupart des rassemblements se sont déroulés de manière pacifique.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a exprimé sa préoccupation quant à la répression des manifestations en Géorgie, appelant le pays à rester engagé sur la voie de l’adhésion à l’UE. En décembre dernier, l’Union européenne a accordé à la Géorgie le statut de candidat officiel, tout en conditionnant l’ouverture des négociations d’adhésion à des réformes internes.

Les enjeux du projet de loi sur l’influence étrangère en Géorgie

Le projet de loi contesté s’inspire d’une législation russe controversée, utilisée par le Kremlin pour réprimer les voix dissidentes. Selon ce projet, toute organisation non gouvernementale ou média recevant plus de 20% de son financement de sources étrangères devrait s’enregistrer en tant qu' »organisation poursuivant les intérêts d’une puissance étrangère ». Le gouvernement géorgien affirme que cette mesure vise à accroître la transparence des financements des organisations, tandis que ses détracteurs la perçoivent comme une restriction à la liberté d’expression et un moyen de réprimer l’opposition.

Après l’abandon d’une première version de ce projet de loi l’année précédente suite à des manifestations populaires massives, son réintroduction a ravivé les tensions au sein de la société géorgienne. Alors que le texte doit encore passer une troisième lecture au Parlement, la présidente Salomé Zourabichvili, en désaccord avec le Rêve géorgien, pourrait opposer son veto. Cependant, le parti au pouvoir dispose de suffisamment de voix pour contourner cette décision présidentielle.

Pour la population géorgienne, les enjeux de ce projet de loi vont au-delà de la question du financement des organisations : il s’agit d’une lutte pour la préservation des libertés démocratiques et l’aspiration du pays à se rapprocher de l’Union européenne. La situation reste tendue en G

La rédaction de Commons

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