La Russie dément toute "déportation" d'enfants en Ukraine
La Russie nie avoir déporté des milliers d’enfants ukrainiens suite à l’invasion de l’Ukraine, malgré les accusations de Kiev, de la justice internationale et d’ONG. Cette déclaration a été faite mardi 23 janvier lors d’une réunion de l’ONU.
Le Comité des droits de l’enfant des Nations unies a demandé à la Russie de s’expliquer sur ces allégations de déportation, dans le cadre d’une enquête régulière. En réponse, Alexeï Vovtchenko, vice-ministre russe du Travail et de la protection sociale, a déclaré que depuis février 2022, la Russie n’a pas été impliquée dans la déportation de citoyens ukrainiens sur son territoire. Il a toutefois indiqué que des vérifications étaient en cours concernant la situation de plus de 5 000 enfants.
L’Ukraine estime quant à elle que 20 000 enfants ukrainiens ont été envoyés de force en Russie. Jusqu’à présent, seuls environ 400 d’entre eux ont été rapatriés par les autorités.
L’an dernier, la Cour pénale internationale a émis des mandats d’arrêt contre le président russe Vladimir Poutine et la commissaire russe à l’enfance, Maria Lvova-Belova, pour leur implication présumée dans la déportation de milliers d’enfants ukrainiens.
Bien que la Russie nie catégoriquement ces accusations, il est important d’analyser la fiabilité des sources citées. Les affirmations de l’Ukraine reposent principalement sur des témoignages et des récits individuels, qui peuvent être sujets à des biais et des exagérations. D’autre part, la Cour pénale internationale est une institution de renommée mondiale dans le domaine de la justice pénale internationale. Cependant, il est primordial de noter que les mandats d’arrêt émis par la CPI ne sont pas une preuve d’une culpabilité établie, mais plutôt une mesure judiciaire pour enquêter sur les allégations.
Il est essentiel de prendre en compte les deux parties en présence afin de se faire une opinion équilibrée sur cette situation. La Russie souligne qu’elle a reçu environ trois millions de résidents ukrainiens sur son territoire, dont un certain nombre d’enfants, qui ont été placés dans des abris temporaires ou chez des proches.