Le gouvernement américain poursuit Google en justice pour sa domination de Chrome.
Le gouvernement américain demande à Google de céder Chrome
Le gouvernement américain a récemment pris une décision qui pourrait avoir un impact considérable sur le géant technologique Google. En effet, le ministère de la Justice a officiellement demandé à la justice d’ordonner à Google de céder son navigateur Chrome, une décision qui pourrait constituer une sanction historique pour l’entreprise déjà sous le feu des critiques pour ses pratiques anticoncurrentielles.
Cette requête marque un véritable tournant dans l’approche des autorités américaines de la concurrence envers les géants de la technologie. Alors que par le passé, ces entreprises ont été largement laissées tranquilles, notamment après l’échec de la tentative de démantèlement de Microsoft il y a une vingtaine d’années, le gouvernement américain semble aujourd’hui déterminé à prendre des mesures plus strictes pour réguler ce secteur.
Le ministère de la Justice demande ainsi une scission des activités de la filiale de Google, Alphabet, et souhaite également interdire à Google de conclure des accords avec les fabricants de smartphones pour imposer l’utilisation par défaut de son moteur de recherche. De plus, les autorités veulent empêcher Google de favoriser ses propres produits en utilisant son système d’exploitation pour mobiles Android. Dans le pire des cas, le gouvernement pourrait même exiger que Google cède Android s’il ne modifie pas ses pratiques.
Google a déjà été reconnu coupable l’été dernier de pratiques illégales visant à établir et maintenir un monopole dans le domaine de la recherche en ligne. Il appartient désormais à la justice de déterminer la sanction appropriée à imposer à l’entreprise pour mettre fin à sa position dominante. Google devra présenter ses propositions avant une audience prévue en avril, où les deux parties défendront leurs points de vue.
Cependant, si des changements majeurs doivent avoir lieu, cela prendra probablement plusieurs années. En effet, Google prévoit de faire appel de la décision et rejette catégoriquement l’idée d’un démantèlement jugé « radical ». Il est fort probable que cette affaire soit portée devant la Cour suprême et son dénouement dépendra en partie de la politique à venir de l’administration de Donald Trump à partir de janvier.
Le président élu a exprimé des positions contradictoires sur la question de la régulation des géants technologiques. D’un côté, il a nommé à la tête de la FCC (le régulateur américain des télécoms) Brendan Carr, qui prône un démantèlement des géants de la tech comme Facebook, Google, Apple et Microsoft pour mettre fin à ce qu’il considère comme un « cartel de la censure ». D’un autre côté, Donald Trump a également laissé entendre qu’une telle mesure pourrait être excessive, laissant planer le doute sur ses réelles intentions.
En conclusion, la bataille entre le gouvernement américain et Google semble loin d’être terminée, et l’issue de cette affaire pourrait avoir des répercussions majeures sur le secteur de la technologie et la manière dont les autorités régulent les géants de l’innovation numérique.