Aller au contenu
Dernière publication
Archive
23 767 articles · 12 rubriques

Le média d'information nouvelle génération

Politique

Le Média condamné en appel pour le licenciement d'Aude Lancelin en 2019: la liberté de la presse en question.

La webtélé Le Média condamnée en appel à verser 60 000 euros à son ex-directrice de la rédaction

La webtélé de gauche Le Média a été condamnée en appel, le mercredi 18 décembre, à verser environ 60 000 euros à son ex-directrice de la rédaction, Aude Lancelin, licenciée en 2019 pour un motif qualifié d' »illicite », selon la décision de la cour d’appel de Paris consultée par l’AFP. Cette décision a conclu à la « nullité » du licenciement, infirmant ainsi la décision rendue en première instance par le conseil des prud’hommes fin 2021. Aude Lancelin, réagissant à cette nouvelle, a qualifié cette décision de « grande victoire », soulignant que les motifs avancés par son ancien employeur étaient infondés et visaient à porter atteinte à ses droits et à sa réputation.

Cette condamnation a suscité des réactions divergentes, avec le directoire du Média exprimant sa surprise face à cette décision. Il a rappelé que les faits litigieux remontaient à cinq ans, une période où Le Média n’avait pas encore adopté sa forme actuelle de coopérative avec plusieurs contre-pouvoirs, soulignant que la plateforme se trouve actuellement en phase de développement serein.

Un licenciement contesté pour faute lourde

En avril 2019, Aude Lancelin avait quitté ses fonctions de présidente et de directrice de la rédaction du Média de manière tumultueuse, dénonçant un « putsch » au sein de la chaîne fondée par des proches du mouvement politique La France insoumise en janvier 2018. Suite à une tentative de conciliation infructueuse, Le Média avait décidé de la licencier pour « faute lourde » en juin 2019. Les motifs invoqués par la webtélé incluaient la diffusion d’informations erronées sur son licenciement avant même que la décision ne soit prise, ainsi que l’adoption d’une stratégie visant à nuire à la chaîne.

Cependant, la cour d’appel de Paris a jugé que les prises de position d’Aude Lancelin, que ce soit en interne ou sur les réseaux sociaux à l’époque litigieuse, s’inscrivaient dans le cadre de sa liberté d’expression, sans constituer un abus. Par conséquent, ces actions ne pouvaient justifier un licenciement pour faute lourde selon la décision de la cour.

Cette affaire met en lumière la complexité des relations au sein des médias et la nécessité de respecter les droits des salariés, tout en soulignant l’importance du respect de la liberté d’expression au sein des entreprises médiatiques.

La rédaction de Commons

Partager

Votre assistant

Le titre et le lien de l’article partent dans l’adresse du moteur, et sont copiés dans votre presse-papiers. Ouverture dans un nouvel onglet.

À lire aussi

Même rubrique, dates absolues