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Macron tombe à 22 % d'opinions favorables selon Odoxa, un record d'impopularité à 78 % jugeant qu'il n'est pas un bon président, sondage du 24-25 septembre soulignant la nécessité de prudence dans l'interprétation

Sondage Odoxa (24–25 sept.) : Macron à 22% de popularité, 78% le jugent pas bon président. Découvrez l'analyse et les limites.

Le baromètre Odoxa publié le 30 septembre dessine un tableau sombre pour la popularité d’Emmanuel Macron : 22 % d’opinions favorables et 78 % des personnes interrogées estimant qu’il n’est pas « un bon président de la République ». Selon l’institut, il s’agit d’un « effondrement record » (-6 points) et de la cote la plus basse relevée dans leur série depuis 2017. Le sondage, réalisé les 24 et 25 septembre 2025 auprès d’un échantillon de 1 005 Français âgés de 18 ans et plus, interrogés par Internet selon la méthode des quotas, affiche une marge d’erreur comprise entre 1,4 et 3,1 points. Ces chiffres sont accompagnés d’autres enseignements : le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu recueille 32 % de popularité, tandis que Jordan Bardella et Marine Le Pen dominent le palmarès d’adhésion avec respectivement 37 % et 36 %.

Ce que dit (et ne dit pas) le sondage

Les résultats communiqués par Odoxa fournissent une photographie instantanée de l’opinion à la fin septembre 2025, utile pour mesurer l’état de l’opinion publique après des événements politiques récents. La formulation des questions (« appréciation », « cote de popularité », ou « bon président ») influe fortement sur les réponses : une question d’évaluation globale tend à produire des chiffres différents d’une question sur des mesures concrètes ou sur des traits personnels. Le chiffre de 22 % doit donc être lu comme une appréciation synthétique et non comme la mesure d’un comportement électoral futur.

Le contraste entre la popularité de Macron et celle de Sébastien Lecornu — +10 points pour ce dernier — indique une perception différenciée de l’exécutif et du chef de l’État. Cela n’implique pas que Lecornu bénéficie d’un soutien solide : Odoxa souligne que, malgré cet écart, le nouveau Premier ministre figure parmi les nominations les moins populaires sous la présidence actuelle. Les pourcentages relatifs à Bardella et Le Pen reflètent, eux, des niveaux d’adhésion personnels mesurés sur une trentaine de personnalités, un indicateur de notoriété et d’acceptation individuelle plutôt que d’intention de vote directe.

Relevé · Fiabilité des sources citées

Chaque article de Commons se termine par cet examen. Il porte sur les sources citées dans le texte et vous permet de juger sur pièce.

  1. Odoxa est un institut de sondage reconnu en France et publie régulièrement des baromètres utilisés par la presse et les décideurs. La diffusion via Public Sénat et la presse régionale assure une visibilité et une mise en contexte médiatique, mais n’ajoute pas d’élément méthodologique supplémentaire. La qualité d’un sondage repose sur plusieurs paramètres : taille et représentativité de l’échantillon, mode de recueil, formulation des questions et moments choisis pour l’interrogation.

  2. L’échantillon de 1 005 personnes est conforme aux pratiques habituelles des sondages nationaux et la marge d’erreur indiquée (1,4–3,1 points) est cohérente avec cette taille. La méthode des quotas (sexe, âge, profession, région, etc.) vise à rendre l’échantillon représentatif de la population adulte. Toutefois, le mode Internet présente des biais potentiels : il peut sous-représenter certaines catégories (personnes âgées peu connectées, populations précaires) et s’appuie généralement sur des panels volontaires, dont la constitution et le recrutement influencent les réponses. Odoxa, comme d’autres instituts, applique des redressements pour compenser ces effets, mais ces corrections ne suppriment pas entièrement les incertitudes.

  3. Autre limite : le calendrier du recueil. Les opinions fluctuent rapidement en période politique mouvementée ; un sondage capture un instant T qui peut être fortement influencé par des événements récents ou la couverture médiatique du moment. Enfin, l’affirmation d’un « record » dépend de la continuité et de la stabilité de la méthodologie dans la série historique d’Odoxa : si la méthode est identique, la comparaison est pertinente ; si elle a évolué, la lecture historique demande plus de prudence.

  4. En conclusion, les résultats d’Odoxa fournissent une indication crédible et utile sur l’état de l’opinion publique à la fin septembre 2025, mais ils exigent d’être complétés par d’autres enquêtes et contextes pour en tirer des conclusions robustes. Pour mieux juger de la portée de cette « chute », il convient de croiser les chiffres avec ceux d’autres instituts, d’observer l’évolution sur plusieurs vagues et d’examiner la formulation exacte des questions et la composition du panel. Ces éléments permettront de distinguer ce qui relève d’un pic conjoncturel d’impopularité et ce qui témoigne d’un retournement structurel durable de l’opinion.

L’évaluation porte sur les sources citées dans le texte, pas sur la véracité des faits rapportés. Là où les autres médias placent une bio d’auteur, Commons place sa méthode.

La rédaction de Commons

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