Marine Tondelier défend un pays à hauteur d’enfant avec un programme centré sur la protection et l’avenir des mineurs
Marine Tondelier présente ses mesures pour renforcer la protection de l’enfance et mieux soutenir les familles.
À une semaine du terme de sa grossesse, Marine Tondelier a consacré son dernier déplacement de campagne avant son accouchement à la protection de l’enfance. Jeudi 17 septembre, à Arcueil, dans le Val-de-Marne, la secrétaire nationale des Écologistes et candidate à l’élection présidentielle a présenté une série de propositions réunies sous le slogan « pour un pays à hauteur d’enfant ».
La candidate doit donner naissance, dans les prochains jours, à son deuxième enfant. Selon l’article, il s’agit de la première fois en France qu’une prétendante à l’Élysée mène une campagne présidentielle enceinte. Malgré l’imminence de son accouchement, Marine Tondelier entendait toutefois poursuivre une partie de ses activités politiques. Elle devait participer, vendredi, à une réunion organisée à l’Élysée sur les conflits internationaux et leurs conséquences, puis prendre part, durant le week-end, à un Conseil fédéral extraordinaire de son parti consacré à la stratégie présidentielle.
Faire de l’enfance une priorité politique
Lors de son déplacement, Marine Tondelier a déploré la place accordée aux enfants dans les politiques publiques. « Elle est assez déprimante », a-t-elle estimé devant la presse, regrettant que l’enfance soit parfois considérée comme un sujet secondaire. La candidate écologiste a également dénoncé une vision selon laquelle les enfants ne deviendraient véritablement des acteurs politiques qu’à partir de leur majorité et de l’obtention du droit de vote.
Son programme met d’abord l’accent sur la protection des mineurs face aux violences sexuelles. Marine Tondelier a rappelé le chiffre avancé lors de son déplacement : un enfant serait victime de violences sexuelles toutes les trois minutes dans l’espace public. L’article ne précise toutefois ni l’origine exacte de cette donnée ni la méthode utilisée pour l’établir. Ce chiffre doit donc être considéré avec prudence tant qu’il n’est pas associé à une étude ou à une source institutionnelle clairement identifiée.
Pour améliorer l’accompagnement des victimes, la candidate propose de déployer en France des centres spécialisés inspirés du modèle belge. Ces structures réuniraient, dans un même lieu, les prises en charge médicale, psychologique et judiciaire. L’objectif affiché est de simplifier les démarches des victimes et de limiter la répétition des récits auprès de différents interlocuteurs.
Marine Tondelier souhaite également rendre imprescriptibles tous les crimes commis contre des mineurs. Elle défend par ailleurs la création d’un « fichier de prévention pédocriminelle des mineurs », destiné, selon ses propos rapportés dans l’article, à mieux repérer les activités en ligne présentant un risque. Les contours juridiques, les modalités de contrôle et les garanties prévues pour éviter les atteintes aux libertés publiques ne sont cependant pas détaillés dans le texte d’origine.
Réformer la protection de l’enfance et soutenir les familles
Le programme présenté à Arcueil aborde aussi les difficultés attribuées à l’Aide sociale à l’enfance. Les Écologistes proposent d’interdire le secteur lucratif dans la protection de l’enfance, sans que l’article précise les structures concernées ni le calendrier d’une éventuelle réforme. Le parti souhaite également prolonger l’accompagnement financier des jeunes pris en charge par l’ASE jusqu’à l’âge de 25 ans, afin d’éviter des ruptures trop brutales à leur majorité.
Cette volonté s’inscrit dans un contexte où les modalités de placement et d’accompagnement des mineurs font régulièrement débat. Le texte évoque des placements parfois jugés trop systématiques, mais ne fournit pas d’exemple précis, de données chiffrées ou de source permettant d’évaluer l’ampleur du phénomène. Cette affirmation doit donc être présentée comme un élément de contexte à documenter, plutôt que comme un constat établi par l’article.
La candidate écologiste veut enfin favoriser l’épanouissement et l’émancipation des enfants. Elle envisage un droit aux vacances pour tous, ainsi que la création d’une Assemblée nationale des enfants composée par tirage au sort. Cette instance aurait vocation à recueillir les propositions des plus jeunes et à les faire entrer dans le débat public.
Parmi les autres mesures annoncées figurent un statut pour les familles monoparentales, la fin des remises à la rue des familles avec enfants et la création d’un ministère de l’Enfance. Celui-ci serait chargé de l’éducation et de la jeunesse et disposerait d’un budget dédié. Dans l’ensemble, les propositions rapportées dessinent une politique centrée sur la prévention, la protection des mineurs et le soutien aux familles. Leur faisabilité, leur coût et leur traduction législative ne sont toutefois pas précisés dans l’article d’origine.