Municipales 2026 second tour 22 mars qui sont les candidats dans les dix plus grandes villes après fusions désistements et alliances tactiques
Fusions, désistements et alliances : qui s'affronte au second tour du 22 mars dans les dix plus grandes villes ? Vérifiez les listes officielles.
Les listes pour le second tour des municipales ont été déposées dans les délais : date butoir mardi 17 mars 2026 au soir, pour un second tour fixé au dimanche 22 mars 2026. Si près de 33 000 communes ont déjà désigné leur maire au premier tour, la bataille se joue encore dans les dix plus grandes villes françaises, où fusions, désistements et accords tactiques ont remodelé le champ politique ces derniers jours.
Dans ce nouvel état des lieux, j’ai synthétisé les configurations finales communiquées par les médias et les partis, en privilégiant la clarté pour le lecteur : qui s’affrontera, quelles coalitions se sont formées, et quelles tensions restent en suspens avant le scrutin décisif.
Configurations finales dans les dix plus grandes villes
À Paris, le retrait de Sarah Knafo (Reconquête), qui avait recueilli 10,4 % au premier tour, a relancé la dynamique de la droite. Rachida Dati (LR-MoDem), créditée de 25,46 %, a fusionné sa liste avec celle de Pierre-Yves Bournazel (11,34 %) — ce dernier s’étant ensuite retiré — et récupère certains colistiers issus d’Horizons. À gauche, aucune alliance n’a été conclue entre Sophia Chikirou (LFI, 11,72 %) et Emmanuel Grégoire (PS, 37,98 %), qui reste candidat. Les deux principaux protagonistes ont accepté un débat public avant le second tour.
À Marseille, l’abandon de Sébastien Delogu (LFI, 11,94 %) vise selon lui à empêcher une victoire du Rassemblement national : le maire sortant Benoît Payan (PS et alliés écologistes, 36,7 %) se retrouve face au candidat RN Franck Allisio (35,02 %). Martine Vassal (LR, 12,41 %), soutenue par Renaissance, a choisi de se maintenir, maintenant une triangulaire attentive aux reports de voix.
À Lyon, la coalition conduite par le maire sortant écologiste Grégory Doucet (37,36 %) s’est élargie avec l’accord « technique » d’Anaïs Belouassa-Cherifi (LFI, 10,41 %), tandis que Jean-Michel Aulas (36,78 %) reste le principal adversaire. L’accord technique signifie qu’il y a fusion pratique des listes sans rassemblement programmatique complet.
Toulouse voit une alliance surprise : François Piquemal (LFI, 27,56 %) a fusionné avec la liste d’union PS-écologistes-Place publique de François Briançon (24,99 %) pour tenter de renverser Jean-Luc Moudenc (centre droit, 37,23 %). Les rôles en cas de victoire ont été négociés : l’insoumis serait maire, le socialiste à la tête de la métropole.
À Nice, le face-à-face paraît favorable à Eric Ciotti (43,43 %) qui bénéficie d’une alliance de fait avec le bloc national, alors que Christian Estrosi (Horizons, 30,92 %) n’a pas réussi à obtenir le retrait de la liste de gauche. Le soutien national de LR est lui-même fragmenté : le patron des Républicains a annoncé ne pas soutenir Estrosi, ce qui complexifie la donne locale.
Dans d’autres grandes villes, les équilibres sont variés : à Nantes, Johanna Rolland (PS, 35,24 %) s’est alliée à William Aucant (LFI, 11,2 %), provoquant quelques départs en interne; à Montpellier, Michaël Delafosse (PS, 33,41 %) et Nathalie Oziol (LFI, 15,36 %) conservent des listes inchangées; à Strasbourg, Jeanne Barseghian (EELV) a rapproché sa liste de celle de LFI; à Bordeaux, le retrait de Philippe Dessertine ouvre la voie à Thomas Cazenave (Renaissance) face à Pierre Hurmic (EELV); et à Lille, une quadrangulaire se profile après l’alliance de Stéphane Baly (EELV, 17,5 %) avec Arnaud Deslandes (PS, 26,26 %), laissant Lahouaria Addouche (LFI, 23,36 %) isolée.
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