Nouvelle journée de tractations post-législatives : Macron en discussions.
Emmanuel Macron exhorte à la construction d’une majorité solide
Pour la première fois depuis le second tour des élections législatives dimanche, Emmanuel Macron s’est adressé aux Français dans une lettre, mercredi 10 juillet. Alors que les groupes politiques se forment à l’Assemblée et que des négociations sont en cours pour la formation d’un nouveau gouvernement, le président français a appelé les « forces républicaines » à travailler ensemble pour « bâtir une majorité solide ». Macron a souligné qu’il nommerait un nouveau Premier ministre une fois que les partis auraient construit des compromis, laissant entendre qu’il fallait leur accorder du temps pour le faire.
Selon le président, aucun parti n’a remporté la victoire incontestable lors des élections législatives, et il a plaidé en faveur de l’invention d’une nouvelle culture politique pour répondre à ce nouveau paysage politique. Ses propos ont suscité des réactions variées au sein de la classe politique française.
Réactions des partis politiques suite à la lettre de Macron
Plusieurs cadres de gauche ont réagi avec véhémence aux propos d’Emmanuel Macron. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a estimé sur France 2 que le peuple français ayant exprimé son choix, il était primordial de le respecter. De son côté, la secrétaire nationale des Ecologistes-EELV, Marine Tondelier, a critiqué le « déni » du président, le qualifiant d’atteinte à la démocratie. Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, a dénoncé sur les réseaux sociaux le refus de Macron de reconnaître la victoire du Nouveau Front populaire aux élections.
Marine Le Pen, du Rassemblement national, a également exprimé son mécontentement face à la lettre du président, dénonçant ce qu’elle a qualifié de « cirque indigne ». Elle a mis en lumière le paradoxe selon lequel Macron semblait vouloir contrer La France insoumise (LFI), qui a contribué à l’élection des députés de La République en marche (Renaissance).
Les partis de gauche, dont les socialistes, les écologistes, les insoumis et les communistes, ont annoncé leur volonté de s’unir pour trouver un candidat commun au poste de Premier ministre. Olivier Faure s’est porté volontaire pour assumer cette responsabilité, affirmant que la coalition de gauche ferait connaître sa décision dans les prochains jours.
Laurent Wauquiez, président du Conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes, a quant à lui été désigné pour diriger le groupe des députés Les Républicains qui n’ont pas forgé d’alliance avec le Rassemblement national, rebaptisé La Droite républicaine. Wauquiez a exclu toute participation à des coalitions gouvernementales, préférant proposer un « pacte législatif » axé sur la valorisation du travail en France.
Élections des présidents de groupe à l’Assemblée nationale
Au sein de l’Assemblée nationale, les élections des présidents de groupes parlementaires ont également eu lieu. Boris Vallaud, député des Landes, a été réélu à la tête du groupe