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Perquisitions au Parlement européen : l’enquête sur l’ancien groupe Identité et Démocratie où siégeait le RN

Enquête sur les fonds européens : découvrez pourquoi des perquisitions ont visé des bureaux de l’ancien groupe Identité et Démocratie au Parlement

Des perquisitions ont été menées mercredi 21 octobre 2026 au Parlement européen dans le cadre d’une enquête du parquet européen sur l’ancien groupe Identité et Démocratie (ID), auquel appartenait le Rassemblement national. L’annonce émane des Patriotes pour l’Europe, le groupe qui accueille désormais les élus du RN, et a été relayée par l’Agence France-Presse. Les investigations portent sur des soupçons de détournements de fonds durant la législature 2019-2024.

Des opérations annoncées à Bruxelles et à Strasbourg

Selon le communiqué des Patriotes cité dans l’article d’origine, les opérations de police ont concerné les deux sites du Parlement européen, à Bruxelles et à Strasbourg. Elles se sont déroulées dans des bureaux administratifs de l’ancien groupe ID, disparu en 2024. Ces précisions doivent rester attribuées au groupe politique : le texte fourni ne reproduit pas de confirmation détaillée des autorités judiciaires sur les locaux concernés.

Un cadre des Patriotes a indiqué à l’AFP que les recherches visaient l’ancien secrétaire général du groupe ID, dans le cadre de l’enquête consacrée à cette formation. Il a également assuré que les Patriotes n’étaient pas visés et qu’aucun élu ne faisait l’objet d’une perquisition. Son identité n’est pas précisée dans l’article, qui ne permet donc pas au lecteur d’apprécier directement ses fonctions ni son accès aux informations judiciaires.

Le groupe insiste par ailleurs sur l’absence, selon lui, de continuité juridique entre les Patriotes et Identité et Démocratie. Cette affirmation constitue sa position et ne doit pas être présentée comme une conclusion de l’enquête. Le fait que le RN ait appartenu à l’ancien groupe et siège aujourd’hui dans le nouveau ne suffit pas, à lui seul, à établir les responsabilités éventuellement recherchées.

Une enquête qui avait déjà donné lieu à des perquisitions

Les opérations d’octobre interviennent après une première série de perquisitions menée en juin dans plusieurs pays, dont la France. L’enquête concerne l’utilisation de fonds européens par l’ancien groupe ID entre 2019 et 2024. Euronews avait rapporté ces précédentes opérations le 30 juin 2026, en s’appuyant notamment sur les indications du parquet européen.

À cette occasion, Jordan Bardella, président du Rassemblement national, avait annoncé que des prestataires de communication ayant travaillé avec son parti étaient concernés. Selon ses déclarations, les recherches avaient lieu dans les sièges de ces entreprises ainsi qu’aux domiciles personnels de leurs responsables. Ces éléments décrivent les lieux des investigations annoncées, sans établir que les prestations examinées étaient irrégulières.

Philippe Ballard, député de l’Oise et porte-parole du RN, avait alors affiché sa confiance, affirmant que le parti démontrerait son innocence. Cette réaction, rapportée dans le texte initial, relève de la défense politique du RN. Elle ne permet pas davantage de préjuger des conclusions des investigations que les soupçons évoqués ne permettent d’affirmer une culpabilité.

Des sources à distinguer selon leur rôle

L’article repose sur plusieurs niveaux de sources : un communiqué des Patriotes, les propos d’un cadre non nommé recueillis par l’AFP et les déclarations publiques de responsables du RN. Ces sources sont pertinentes pour connaître la position des formations concernées. En revanche, elles ne sont pas indépendantes de l’affaire et ne suffisent pas à confirmer seules le périmètre judiciaire exact des recherches.

La dépêche de l’AFP publiée par Mediapart permet de retrouver l’annonce et sa date. Il faut toutefois distinguer le travail de transmission journalistique de la source initiale : dans l’extrait accessible, l’annonce des perquisitions reste explicitement attribuée aux Patriotes. Sa reprise ne constitue donc pas une seconde confirmation indépendante des déclarations du groupe.

Le précédent de juin bénéficie, lui, d’un compte rendu rapportant les indications du parquet européen. Cela étaye l’existence de l’enquête sur les fonds utilisés entre 2019 et 2024, mais ne valide pas automatiquement toutes les précisions avancées en octobre. À ce stade, la distinction essentielle demeure celle entre les soupçons examinés, les actes d’enquête annoncés et les positions des responsables politiques.

La rédaction de Commons

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