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Présidentielle au Sénégal : 15 candidats accusent Macky Sall de retarder la date du scrutin

Impasse électorale au Sénégal : quinze candidats réclament une nouvelle date pour l’élection présidentielle

Tout semble fonctionner au rythme de la mauvaise volonté du président Macky Sall au Sénégal. Quinze candidats à la présidentielle se sont récemment unis pour demander une nouvelle date pour le scrutin présidentiel, suite à une série d’événements politiques mouvementés.

Début février, le chef de l’État sénégalais a annoncé un report de l’élection présidentielle. Cette décision a été vivement critiquée par l’opposition, la qualifiant de « coup d’État constitutionnel ». Cependant, le Conseil constitutionnel s’est opposé à ce report la semaine dernière, désavouant ainsi Macky Sall. Malgré cette décision, le président s’est engagé à organiser le scrutin « dans les meilleurs délais », suscitant l’impatience croissante de l’opposition.

Les quinze candidats, parmi lesquels des figures importantes comme l’ancien maire de Dakar Khalifa Sall, ont exprimé leur frustration dans un communiqué commun, déplorant une « lenteur inexplicable » dans la reprise du processus électoral. Ils accusent le président de ne pas assumer pleinement sa mission et dénoncent le blocage actuel.

Pression de la société civile et des partenaires internationaux

Dans ce contexte tendu, le collectif citoyen « Aar Sunu Election » a appelé à un rassemblement pour réclamer la tenue du scrutin avant la fin du mandat présidentiel le 2 avril. Ce collectif préconise que l’élection ait lieu au plus tard le 3 mars et invite les citoyens à se mobiliser symboliquement en apportant leur carte d’électeur lors d’un événement prévu pour le départ du président sortant.

Parallèlement, des partenaires internationaux du Sénégal ont exprimé leur inquiétude face à la situation politique qui prévaut dans le pays. Malgré les gestes d’apaisement du président Sall, tels que la libération provisoire de centaines de détenus, le climat reste tendu et la question de la date de l’élection demeure au cœur des débats.

La querelle persiste sur la question de la tenue de l’élection présidentielle avant ou après le 2 avril, ainsi que sur la nécessité ou non de reprendre à zéro le processus d’homologation des candidatures. Cette impasse politique soulève des interrogations quant à la stabilité politique et à la légitimité du processus électoral en cours au Sénégal.

En somme, la demande des quinze candidats pour une nouvelle date de l’élection présidentielle, combinée à la pression de la société civile et des partenaires internationaux, crée un climat d’incertitude politique au Sénégal. Il reste à voir comment cette situation va évoluer et quelles seront les réponses du président Macky Sall face à ces revendications et à cette mobilisation croissante de l’opposition et de la société civile.

La rédaction de Commons

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