Procès en appel des militants d'ultradroite des Barjols: projet d'attaque contre Macron.
Procès en appel des membres du groupuscule d’ultradroite « Barjols »
Onze des treize membres du groupuscule d’ultradroite connu sous le nom des « Barjols » vont comparaitre devant la cour d’appel de Paris à partir du lundi 7 octobre. Ils sont soupçonnés d’avoir organisé diverses actions violentes, y compris un complot visant une attaque contre le président français, Emmanuel Macron. Lors d’un procès initial s’étendant entre janvier et février 2023, trois membres du groupuscule ont été déclarés coupables d’association de malfaiteurs terroriste et un quatrième de détention et vente illégale d’armes, tandis que neuf autres ont été relaxés.
Après le premier procès, trois principaux prévenus ont fait appel de la décision rendue, tandis que le Parquet national antiterroriste a fait appel de huit des relaxes prononcées en première instance. La défense avait vivement réagi lors du premier procès, dénonçant un élargissement injustifié de la définition légale du terrorisme, qualifiant les accusés de « 13 hommes en colère » liés principalement par des problèmes sociaux et une sympathie envers le mouvement des « gilets jaunes ».
Des projets d’attentats non mis à exécution
L’accusation soutient que les membres des « Barjols » ont planifié des actions violentes entre 2017 et 2018, telles qu’un coup d’État, des attaques contre des migrants et des mosquées. Cependant, aucun de ces plans n’a été concrétisé. Une enquête a été ouverte à la fin octobre 2018 après des renseignements faisant état de menaces d’assassinat du président de la République lors des commémorations du 11-Novembre par un militant d’ultradroite, Jean-Pierre Bouyer. Les autorités ont arrêté Bouyer et trois autres suspects, et ont saisi des armes et des munitions à son domicile.
En mars 2020, Denis Collinet, le fondateur du collectif, adepte de la théorie du complot du « grand remplacement », a été interpellé et inculpé dans le cadre de cette affaire. Après une enquête de quatre ans, le dossier a été révisé, abandonnant l’accusation criminelle initiale au profit de l’association de malfaiteurs en vue de terrorisme, passible de dix ans de prison.
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