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Recomposition des groupes d'extrême droite au Parlement européen : Des divisions émergent

Renforcement de l’extrême droite européenne

Le week-end du 8 et 9 juin, les élections européennes ont vu une montée en puissance de l’extrême droite au sein de l’Union européenne. Des partis ultra-conservateurs tels que le Rassemblement National en France, le PiS en Pologne, Fratelli d’Italia en Italie et l’AfD en Allemagne ont accru leur représentation parlementaire par rapport à la législature précédente. Toutefois, malgré cette montée en puissance, des divisions sont apparues au sein de ce mouvement et ont conduit à la formation de trois groupes distincts à l’hémicycle, marquant ainsi un changement par rapport aux deux groupes existants jusqu’alors. La dernière évolution en date est la création du groupe « Europe des nations souveraines » par le parti d’extrême droite allemand AfD, annoncée le 10 juillet.

Le parti « Les Patriotes pour l’Europe », nouvellement formé après les élections européennes de juin, regroupe 84 eurodéputés issus principalement du Rassemblement National en France et du Fidesz du Premier ministre hongrois Viktor Orban. Ce groupement se positionne ainsi comme la troisième force politique au Parlement européen, derrière le Parti populaire européen (PPE) et les sociaux-démocrates (S&D). Jordan Bardella, chef du parti d’extrême droite français, en sera le président. Parmi les vice-présidents figure le général italien Roberto Vannacci, personnalité controversée en raison de ses positions admiratives envers Mussolini et de propos racistes et homophobes tenus dans le passé.

Ce groupe est composé de députés de 12 nationalités différentes, avec une prédominance des membres du Rassemblement National qui compte 30 élus, comparé à une dizaine pour le Fidesz. Les positions du groupe « Les Patriotes pour l’Europe » sont clairement anti-UE et plutôt proches de la Russie, selon les analyses de spécialistes de l’extrême droite.

Redéfinition des alliances politiques

De son côté, le groupe des « Conservateurs et réformistes européens », créé en 2009, a vu son nombre d’eurodéputés passer de 69 à 78. Ce groupe inclut notamment les Fratelli d’Italia de la Première ministre italienne d’extrême droite Giorgia Meloni, ainsi que quatre élus français exclus du parti d’Eric Zemmour après les élections européennes. Les positions de ce groupe tendent à être plus atlantistes que celles des deux autres groupes d’extrême droite, et ils soutiennent fermement un appui militaire à l’Ukraine.

Enfin, le dernier groupe en date, « Europe des nations souveraines », formé par l’AfD allemand au Parlement européen, regroupe 25 eurodéputés venus de huit pays différents. Ce groupe, né suite à l’exclusion de l’AfD du groupe Identité et démocratie (ID) lors de la précédente législature, compte notamment des représentants du parti bulgare Wasraschdane, du parti polonais Konfederacja, ainsi que des élus français proches d’Eric Zemmour. Cette nouvelle alliance a suscité des critiques à Bruxelles, et selon certains, elle serait un moyen de déstabiliser la démocr

La rédaction de Commons

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