Sébastien Delogu affirme avoir remboursé ses impayés de pension alimentaire après l’enquête de Mediapart
Sébastien Delogu affirme avoir remboursé sa pension alimentaire après l’enquête de Mediapart. Les éléments disponibles restent à vérifier.
Le député de La France insoumise (LFI) Sébastien Delogu affirme avoir régularisé les impayés de pension alimentaire destinés à ses deux enfants. Dans un communiqué publié samedi 19 septembre 2026, l’élu des Bouches-du-Rhône assure avoir remboursé l’intégralité des sommes dues après les révélations d’une enquête de Mediapart.
Un remboursement annoncé après les révélations de Mediapart
« C’est chose faite », a déclaré Sébastien Delogu, en indiquant avoir pris les dispositions nécessaires pour mettre fin à cette situation. Le député reconnaît que le versement d’une pension alimentaire constitue une obligation et affirme vouloir l’assumer comme il l’avait fait auparavant.
« Payer cette pension est un devoir. Je tiens à m’en acquitter comme je l’ai fait pendant des années », écrit-il dans son communiqué. Il ajoute que les difficultés rencontrées récemment relèvent de sa responsabilité et présente ses excuses, en soulignant que ses enfants « n’ont pas à en subir les conséquences ».
Cette prise de position intervient moins de deux semaines après la publication, le 7 septembre, d’une enquête de Mediapart consacrée à cette affaire. Le média d’investigation rapportait que l’élu ne versait plus régulièrement la pension alimentaire fixée pour ses deux enfants, dont la garde est assurée par leur mère.
Selon les informations rapportées par plusieurs médias à partir de cette enquête, les impayés auraient débuté au printemps 2025. Les sources ne sont toutefois pas parfaitement concordantes sur le mois précis : Mediapart évoque le mois de mars, tandis que d’autres reprises de l’affaire mentionnent avril. Cette différence doit donc être signalée avec prudence.
Une dette estimée à près de 20 000 euros
Le montant total des sommes impayées est estimé à près de 20 000 euros. Cette estimation a été avancée dans le cadre de l’enquête de Mediapart et reprise par plusieurs médias. Elle correspondrait à plusieurs mois de pension non versée, mais le détail complet des calculs n’a pas été rendu public dans les éléments disponibles.
L’ancienne compagne du député a porté plainte, selon les informations publiées par Mediapart. Une procédure aurait également été engagée afin de récupérer les sommes dues. À ce stade, les éléments disponibles ne permettent pas d’établir publiquement l’issue judiciaire de cette plainte ni de confirmer les éventuelles suites données par les autorités.
Contacté dans le cadre de l’enquête, Sébastien Delogu aurait reconnu les manquements, tout en les expliquant par des difficultés financières. Il aurait également entrepris des démarches pour demander une révision du montant de la pension. Une telle demande, lorsqu’elle est formulée, ne dispense toutefois pas le parent concerné de régler les sommes fixées tant qu’une nouvelle décision n’est pas intervenue.
Dans son communiqué du 19 septembre, le député affirme désormais avoir remboursé la totalité de la somme. Cette déclaration constitue, à ce stade, la principale confirmation publique du règlement. Aucun document bancaire ou justificatif indépendant n’a été rendu public dans les informations disponibles. Il convient donc de présenter ce remboursement comme annoncé par l’intéressé, plutôt que comme un fait vérifié par une source extérieure.
Des sources solides, mais des informations à distinguer
La source initiale, Mediapart, est un média d’investigation reconnu, qui indique s’appuyer sur des documents, des témoignages et des vérifications journalistiques. Son enquête constitue une source importante pour les faits rapportés sur les impayés, la plainte et le montant estimé de la dette. Elle reste néanmoins une enquête de presse et ne se substitue pas à une décision de justice.
Les articles de reprise publiés par d’autres médias permettent de confirmer l’existence de la polémique et la réaction de Sébastien Delogu, mais ils reprennent pour l’essentiel les informations de Mediapart. Leur valeur ajoutée est donc limitée pour établir indépendamment le montant exact de la dette ou la réalité matérielle du remboursement.
La formulation la plus rigoureuse consiste ainsi à distinguer trois niveaux d’information : les impayés et la plainte, rapportés par Mediapart et reconnus en partie par le député ; le montant d’environ 20 000 euros, présenté comme une estimation ; et le remboursement intégral, annoncé par Sébastien Delogu mais qui n’est pas documenté publiquement par une source indépendante.