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Hantavirus en Argentine : extension des recherches de rongeurs à Mendoza après des prélèvements en Terre de Feu pour retracer l'origine du foyer lié au navire Hondius et évaluer le risque de circulation de la souche Andes

Les autorités argentine intensifient les recherches de rongeurs à Mendoza pour tracer l'origine du foyer d'hantavirus et évaluer le risque de transmission.

Les investigations pour déterminer l’origine du foyer d’hantavirus lié au navire Hondius se poursuivent en Argentine. Après des prélèvements menés en Terre de Feu, les autorités sanitaires ont annoncé l’extension des recherches à la province de Mendoza. L’objectif officiel est d’identifier la présence éventuelle du rongeur vecteur et de mieux comprendre les modalités de circulation de la souche dite « Andes », associée à des transmissions interhumaines.

Quelles zones sont examinées et pourquoi ?

Au cours de la mi‑mai, des équipes scientifiques argentines ont capturé et analysé plus de 150 rongeurs dans la périphérie d’Ushuaïa et dans le parc national Tierra del Fuego, selon un communiqué du ministère de la Santé. Ces prélèvements visaient à confirmer ou infirmer la présence de la souche « Andes » dans une région qui, selon les autorités locales, n’avait pas signalé de cas d’hantavirus depuis l’entrée en vigueur de la notification obligatoire il y a environ 30 ans.

En parallèle, le ministère a annoncé qu’une mission conjointe de l’Institut Malbrán (Institut national de microbiologie argentin) et du Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) des États‑Unis se rendra du 8 au 12 juin dans la province de Mendoza pour effectuer des captures et analyses similaires. Mendoza, située dans les Andes à plus de 3 000 km de la Terre de Feu, n’a pas été jusqu’ici identifiée comme zone de circulation avérée de la souche « Andes », contrairement à certaines provinces patagoniennes comme Chubut, Río Negro et Neuquén.

Risque, contexte épidémiologique et chaîne de transmission

Un rapport récent de l’université de Mendoza, cité par les autorités, indique que « le risque n’est pas nul » en raison de la possible présence du rongeur vecteur Oligoryzomys longicaudatus (le rat à longue queue) dans la région. La recherche de ce rongeur et l’analyse de ses tissus permettent d’établir si la souche en question circule localement et d’évaluer le risque d’apparition de cas humains.

Le « patient zéro » identifié dans cette enquête était un passager de nationalité néerlandaise, décédé depuis. Les autorités précisent qu’il avait séjourné 48 heures à Ushuaïa avant d’embarquer le 1er avril sur le Hondius. Avant ce passage à Ushuaïa, il avait voyagé pendant quatre mois à travers l’Argentine, avec des étapes au Chili et en Uruguay, deux pays où l’hantavirus est également connu. Les informations disponibles ne permettent pas, à ce stade, d’affirmer si ce passager avait séjourné à Mendoza.

Depuis plusieurs semaines, autorités et scientifiques de la Terre de Feu insistent sur le fait que la contamination du Hondius ne peut être attribuée sans preuve formelle à Ushuaïa. Leur argument repose sur l’absence de cas déclarés localement sur la période depuis l’instauration de la notification obligatoire et sur les résultats encore partiels des analyses de rongeurs. Les autorités sanitaires avaient indiqué mi‑mai que des résultats seraient disponibles sous environ quatre semaines.

Les investigations combinent des approches épidémiologiques (reconstitution des déplacements du patient index et des contacts possibles) et des analyses biologiques sur des vecteurs potentiels. La participation du CDC américain, annoncée pour la mission à Mendoza, vise à appuyer les techniques d’analyse et l’interprétation des données, notamment pour distinguer une circulation locale de la souche d’une contamination importée.

À ce stade, plusieurs éléments restent incertains et en cours d’examen : la localisation précise du moment et du lieu d’infection du patient index, l’étendue géographique réelle de la souche « Andes » en Argentine, et la confirmation ou non d’une réservoir animal actif dans des zones non traditionnellement considérées comme endémiques.

Relevé · Fiabilité des sources citées

Chaque article de Commons se termine par cet examen. Il porte sur les sources citées dans le texte et vous permet de juger sur pièce.

  1. – Ministère de la Santé (Argentine) : source officielle pour l’annonce des opérations de capture et des analyses ; généralement fiable pour les communiqués institutionnels, mais dépendante des données de terrain et des délais d’analyse.

  2. – Institut Malbrán : principal institut national de référence en microbiologie et maladies infectieuses en Argentine ; source scientifique compétente pour le diagnostic et l’analyse de prélèvements.

  3. – CDC (Center for Disease Control and Prevention, États‑Unis) : agence de santé publique internationale reconnue pour son expertise technique ; sa participation renforce la crédibilité méthodologique de la mission conjointe.

  4. – Université de Mendoza : source académique locale utile pour évaluer le risque écologique ; la solidité de ses conclusions dépendra de la méthodologie employée et des données disponibles sur la présence de rongeurs vecteurs.

  5. En résumé, les agences et instituts mentionnés sont des acteurs reconnus et généralement fiables. Les annonces publiques reposent toutefois sur des investigations en cours : leurs conclusions définitives dépendront des résultats des analyses biologiques et de l’enquête épidémiologique complétée. Toute confirmation scientifique nécessitera la publication des données et des méthodes utilisées.

L’évaluation porte sur les sources citées dans le texte, pas sur la véracité des faits rapportés. Là où les autres médias placent une bio d’auteur, Commons place sa méthode.

La rédaction de Commons

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