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Affaire Grégory convocation de la grand-tante Jacqueline Jacob reportée au 24 octobre 2025 après une expertise graphologique

La convocation de la grand-tante de Grégory est reportée au 24 octobre 2025 après une expertise graphologique; la procédure reste sous secret. En savoir

La convocation de Jacqueline Jacob, la grand-tante de Grégory, a été reportée au 24 octobre 2025 par décision du président de la chambre de l’instruction, a indiqué mardi 2 septembre le procureur général de la cour d’appel de Dijon dans un communiqué. Ce report, demandé par les conseils de Mme Thuriot, vise l’audition envisagée dans le cadre d’une possible mise en examen pour « association de malfaiteurs criminelle ».

Les raisons du report et le contexte judiciaire

Selon le communiqué du parquet diffusé mardi, « Faisant droit à la demande des conseils de Mme Thuriot, le président de la chambre de l’instruction a reporté cette convocation au vendredi 24 octobre 2025 à 10 heures ». Les avocats de Jacqueline Jacob avaient demandé ce report en soulignant notamment la proximité de cette audition avec un autre procès dans lequel ils interviennent, argument pris en compte par la juridiction.

L’élément nouveau qui a relancé cette procédure est une expertise graphologique attribuant à la grand-tante, Jacqueline Jacob, 81 ans, la paternité présumée d’une ou plusieurs lettres anonymes menaçant la famille du petit Grégory, assassiné à l’âge de 4 ans en 1984. Ce dossier reste l’un des crimes non résolus les plus médiatisés et symboliques de France, et toute avancée y suscite une vive attention médiatique et publique.

Historique des poursuites et des éléments à charge

Jacqueline Jacob a publiquement clamé sa « totale innocence » en juin, lorsque le procureur général de la cour d’appel de Dijon, Philippe Astruc, a annoncé qu’elle serait entendue dans les mois suivants au titre d’une éventuelle mise en examen pour association de malfaiteurs criminelle.

L’octogénaire avait déjà été interpellée en juin 2017, avec son époux Marcel. À l’époque, le couple avait gardé le silence et avait été mis en examen pour « enlèvement et séquestration suivie de mort ». Toutefois, ces poursuites avaient ensuite été annulées pour vice de forme, une annulation liée à des erreurs procédurales et non à un examen sur le fond des faits.

La nouvelle expertise graphologique constitue un élément d’enquête, mais il est important de rappeler que la qualification retenue aujourd’hui — « association de malfaiteurs criminelle » — ne correspond pas nécessairement à une mise en examen définitive : elle relève d’une étape d’enquête où le juge d’instruction appréciera l’existence d’indices graves ou concordants permettant d’engager des poursuites.

Relevé · Fiabilité des sources citées

Chaque article de Commons se termine par cet examen. Il porte sur les sources citées dans le texte et vous permet de juger sur pièce.

  1. Le communiqué du procureur général de la cour d’appel de Dijon est une source officielle et, à ce titre, hautement fiable pour connaître la date du report et la motivation procédurale formelle. Les éléments factuels relatifs aux décisions de justice et aux convocations émanent également de registres judiciaires publics et de communiqués officiels : ces informations sont donc solides.

  2. En revanche, l’expertise en graphologie doit être considérée avec prudence. La graphologie forensique est utilisée par certains services d’enquête, mais sa fiabilité scientifique est contestée et elle offre souvent des indices complémentaires plutôt que des preuves formelles. Des tribunaux et des experts recommandent en général d’associer ce type d’expertise à d’autres éléments matériels et circonstanciels avant de la considérer comme déterminante.

  3. Les déclarations des avocats et de la mise en cause (affirmation de « totale innocence ») constituent des éléments fiables quant aux positions respectives, mais elles n’apportent pas d’éléments probants sur la réalité des faits.

  4. Ce qu’il faut suivre désormais

  5. Le report de l’audition signifie que l’instruction marque une nouvelle étape procédurale, mais ne préjuge pas d’une mise en examen. La convocation du 24 octobre permettra au juge et aux parties d’échanger sur les pièces produites, y compris l’expertise graphologique, et d’évaluer si les indices réunis justifient une mise en examen.

  6. Pour une compréhension complète, il sera utile de consulter le communiqué intégral du parquet, les décisions de la chambre de l’instruction et, le cas échéant, les conclusions de l’expertise graphologique. Les suites dépendront aussi d’éventuelles autres preuves matérielles ou témoignages qui viendraient corroborer ou infirmer les conclusions graphologiques.

  7. En attendant cette date, la procédure reste encadrée par le secret de l’instruction pour une large part, et toute information nouvelle devra être analysée à l’aune des sources judiciaires officielles afin d’éviter les interprétations prématurées.

L’évaluation porte sur les sources citées dans le texte, pas sur la véracité des faits rapportés. Là où les autres médias placent une bio d’auteur, Commons place sa méthode.

La rédaction de Commons

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