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Assureurs retirent garantie "émeutes" outre-mer

Les compagnies d’assurance révisent leurs garanties dans les territoires ultramarins

Les territoires ultramarins français, tels que la Nouvelle-Calédonie et les Antilles, ont récemment été secoués par des violences urbaines à répétition, incitant les compagnies d’assurance à revoir leurs politiques de couverture pour les entreprises opérant dans ces régions.

Groupama et Allianz ont déclaré à l’AFP le jeudi 28 novembre leur intention de restreindre leurs offres en Martinique et en Guadeloupe. En effet, l’assureur allemand Allianz a annoncé : « Compte tenu de la fréquence et de la sévérité du risque d’émeutes dans certains territoires ultramarins, nous avons pris la décision d’exclure [ce] risque de nos contrats entreprises ». De son côté, Groupama a également confirmé avoir adopté une mesure similaire, suite à l’impact des émeutes en Nouvelle-Calédonie sur ses résultats financiers au premier semestre.

### Des conséquences importantes pour les entreprises

Ces ajustements signifient concrètement que les dommages causés par des émeutes ou des troubles civils ne bénéficieront plus d’une indemnisation de la part des compagnies d’assurance. Cependant, cette exclusion de couverture de risque pourrait rendre difficile, voire impossible, la validation de financements bancaires pour les projets des entreprises concernées, mettant en garde les représentants patronaux sur la gravité de la situation.

Il est essentiel de souligner que Generali avait été le précurseur de ce mouvement en suspendant la souscription de nouveaux contrats pour les entreprises des Antilles. Ces décisions des compagnies d’assurance constituent un signal fort sur les difficultés rencontrées par les acteurs économiques dans ces régions.

### Un appel à l’intervention de l’État

Face à cette problématique, les différents acteurs se tournent vers l’État pour trouver des solutions adaptées. Du côté des compagnies d’assurance, on estime que l’État n’a pas pleinement rempli son rôle dans le maintien de l’ordre, et que sa responsabilité est engagée dans les épisodes de troubles récents. Selon France Assureurs, les dégâts occasionnés par les émeutes en Nouvelle-Calédonie ont engendré un coût d’un milliard d’euros pour les compagnies d’assurance.

Les violentes manifestations en Martinique, liées à un mouvement contre la vie chère, ont également eu un impact significatif. Des dizaines de commerces ont été victimes de cambriolages, de pillages et d’incendies, soulignant l’urgence d’une action concertée pour restaurer la sécurité et la stabilité dans ces territoires ultramarins.

Chaque partie prenante, qu’il s’agisse des entreprises, des compagnies d’assurance ou des autorités publiques, doit collaborer de manière proactive afin de trouver des solutions durables pour garantir la protection des biens et des activités économiques, tout en assurant la pérennité des investissements dans ces régions fragilisées par les troubles récurrents.

La rédaction de Commons

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