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Cliniques privées : suspension totale des activités du 3 au 5 juin

Les cliniques privées menacent de suspendre leurs activités

La Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) a fortement mobilisé les cliniques privées pour une possible grève totale à partir du 3 juin. Cette décision fait suite à un désaccord persistant entre les cliniques privées et le gouvernement concernant les tarifs pour l’année 2024. Lors d’une conférence de presse conjointe avec cinq des six syndicats représentatifs de médecins libéraux, la FHP a annoncé que cette grève pourrait être reconductible et durer indéfiniment.

Cette suspension des activités serait planifiée du 3 au 5 juin, prolongée jusqu’au 9 juin pour les urgences et la permanence des soins. Les professionnels de santé impliqués dans ce mouvement commenceront à reprogrammer les patients entre le 15 et le 20 mai afin de réduire au minimum le nombre de patients hospitalisés au moment de la grève. Il est souligné que les patients déjà hospitalisés continueront bien sûr à recevoir des soins, de même que certaines activités vitales seront maintenues.

Une demande d’augmentation de l’enveloppe budgétaire

Lamine Gharbi, président de la Fédération de l’hospitalisation privée, a souligné l’importance de l’alliance entre la médecine libérale et l’hospitalisation privée. Il a mis en avant le fait que de nombreux spécialistes libéraux exercent à la fois dans des cabinets privés et des cliniques, ce qui justifie leur mobilisation commune. La FHP réclame une augmentation de 500 millions d’euros de l’enveloppe budgétaire prévue pour les hôpitaux privés en 2024. Cette augmentation permettrait de compenser l’inflation et de revaloriser les salaires des professionnels de santé à la même hauteur que dans le secteur public.

Actuellement, le gouvernement envisage une hausse de seulement 0,3% de l’enveloppe budgétaire pour les établissements de santé privés, alors que cette hausse est de 4,3% pour les hôpitaux publics. Selon la FHP, 40% des cliniques privées affichent des pertes, avec un déficit global de 800 millions d’euros. Cette situation préoccupante pousse la fédération à demander une révision des allocations financières afin de garantir la viabilité de ces structures de santé.

En cas de fermeture des cliniques privées, la FHP met en avant l’importance de ces établissements pour le système de santé global. Lamine Gharbi souligne que la suspension des activités permettrait de sensibiliser le gouvernement sur leur rôle essentiel. La crise actuelle reflète un déséquilibre financier préoccupant pour les cliniques privées, ce qui met en péril leur capacité à assurer des soins de qualité pour la population.

Chaque partie prenante est appelée à dialoguer et à trouver des solutions concertées afin d’assurer la pérennité et la qualité des soins dans les établissements de santé, qu’ils soient publics ou privés. Des discussions approfondies seront nécessaires pour résoudre ce différend et garantir un accès équitable aux soins pour tous les patients.

La rédaction de Commons

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