Crans-Montana enquête élargie après l'incendie du Constellation mise en examen pour faux dans les titres autour d'une facture liée à la mousse insonorisante et interrogations sur la responsabilité des propriétaires
La mise en examen pour fausse facture relance l'enquête sur l'incendie de Crans-Montana et la responsabilité des propriétaires du bar Le Constellation.
La propriétaire du bar Le Constellation, incendié dans la nuit du Nouvel An à Crans-Montana, a été mise en examen vendredi 5 juin pour un chef d e9nomm e9 « faux dans les titres », selon les informations rendues publiques lors d e2une confrontation organisée e0 Sion (Valais). Elle et son e9poux ont e9t e9 entendus en pr e9sence des proc e9dures en charge du dossier, tandis que les avocats des parties civiles assistaient e0 l e9change et pouvaient poser des questions aux mis en cause.
Les faits connus de l e0enqu eate
Selon les premiers e9l e9ments de l e2enqu eate, l e2incendie a pris naissance au sous-sol du bar e0 la suite d e2étincelles provoqu e9es par des bougies de type « fontaine », qui auraient embras e9 une mousse insonorisante pos e9e au plafond. L e2accident a eu des cons e9quences dramatiques : 41 personnes sont d e9c e9d e9es et 115 ont e9t e9 bless e9es, selon le r e9cit initial des autorit e9s et des parties civiles.
Au total, quatorze individus font l e2objet d e2investigations pour des chefs graves e0 savoir « incendie par n e9gligence, homicide par n e9gligence et l e9sions corporelles graves par n e9gligence ». L e2instruction e0 e9galement e9t e9 e9largie au volet « faux dans les titres », un d e9veloppement que les parties civiles et leurs conseils disaient attendre depuis plusieurs semaines.
La controverse autour d e2une facture
Ce nouvel acte d e2accusation porte sur une facture dont la nature et la provenance seraient directement li e9es e0 la mousse ayant pris feu. Les avocats des victimes ont soulign e9 que ce n e2est pas « n e2importe quelle facture », mais bien un document en lien avec l e2origine du mat e9riel inflammable utilisé dans le sous-sol du bar.
Parmi les porte-parole des familles, Christophe de Galembert, l e2un des avocats des parties civiles, a indiqu e9 que l e2extension de l e2instruction au chef de « faux dans les titres » e9tait attendue et que « des questions tr e8s l e9gitimes » se posent depuis plusieurs semaines, voire des mois, sur cette facture.
Romain Jordan, qui d e9fend une dizaine de familles de victimes suisses, a pr e9cis e9 que la mise en pr e9vention visait une fausse facture se rapportant e0 la provenance de la mousse. Ces d e9clarations ont e9t e9 rendues publiques peu avant l e2audition, selon le compte rendu diffus e9 dans la presse.
Le couple Moretti, citoyens fran e7ais et propri e9taires du bar Le Constellation (Jacques et Jessica Moretti), a e9t e9 entendu dans ce cadre. La confrontation s e2est tenue en pr e9sence des avocats de la d e9fense et des parties civiles, qui ont le droit d e2interroger les personnes mises en cause.
Au-del e0 des chefs d e2inculpation relatifs e0 la n e9gligence, l e2ouverture d e2un volet pour faux dans les titres marque un changement de braquet de l e2instruction : elle t e9l e9met désormais e0 la fois les causalit e9s techniques (origine du feu) et les potentiels emp eachments documentaires li e9s e0 la fourniture ou e0 l e2acquisition des mat e9riaux impliqu e9s.
Les autorit e9s judiciaires ne se sont pas livr e9es e0 d e2autres commentaires publics au moment de la confrontation, conformément e0 la d e9marche habituelle d e2une instruction judiciaire en cours. Les mis en cause b e9n e9ficient, comme en tout e9tat de cause, de la pr e9somption d e2innocence.
Relevé · Fiabilité des sources citées
Chaque article de Commons se termine par cet examen. Il porte sur les sources citées dans le texte et vous permet de juger sur pièce.
-
Le texte de2origine se fonde principalement sur des communications et des de9clarations de2avocats des parties civiles, ainsi que sur des comptes rendus de la presse locale concernant la confrontation e0 Sion. Les avocats cite9s (Christophe de Galembert, Romain Jordan) parlent au nom de clients directement concernés et apportent des informations de premie8re main sur le2instruction ; toutefois leur position est intrinse8quement partisane et vise e0 de9fendre les inte9reats des victimes, ce qui ne2exclut pas un biais possible dans le2interpre9tation des faits.
-
Les renseignements publie9s dans la presse, qui ont rendu publiques ces de9clarations, semblent reposer sur des acce8s e0 le2audition et e0 des communique9s judiciaires. En le2absence de mise e0 disposition de2extraits officiels des proce9dures ou de documents judiciaires publie9s, il convient de rester prudent quant e0 la porte9e exactive de certains e9le9ments, notamment la nature pre9cise de la facture incrimine9e et son lien direct avec la mousse ayant enflamme9e le plafond.
-
En conse9quence, le lecteur doit tenir compte des points suivants : les informations issues de2avocats sont utiles mais partielles, la de9cision de mise en pre9vention pour « faux dans les titres » de9montre que le2instruction explore des aspects documentaires, et le2enqueate officielle reste en cours avec des e9tapes judiciaires e0 venir.
-
Tout ajout de pre9cision ou de confirmation (de9peache officielle du parquet, documents judiciaires, ou prises de parole publiques des mis en cause) devra eatre ve9rifie9 avant publication pour respecter le2exigence de2exactitude et la pre9somption de2innocence.
L’évaluation porte sur les sources citées dans le texte, pas sur la véracité des faits rapportés. Là où les autres médias placent une bio d’auteur, Commons place sa méthode.