Décès à 117 ans de Maria Branyas, doyenne de l'humanité
La doyenne de l’humanité nous quitte à l’âge de 117 ans
La doyenne de l’humanité, Maria Branyas Morera, s’est éteinte le mardi 20 août à l’âge de 117 ans à Olot, dans le nord-est de l’Espagne. Sa famille a confirmé son décès sur son compte X. Maria Branyas a marqué l’histoire en survivant à des événements majeurs tels que la pandémie de grippe espagnole de 1918, deux guerres mondiales, la guerre civile espagnole et même la Covid-19, qu’elle a contractée en 2020 à l’âge de 113 ans, mais dont elle a guéri en quelques jours.
Malgré son âge avancé, Maria Branyas était toujours lucide et en bonne santé. C’est ce qui a intrigué une équipe de chercheurs de l’université de Barcelone qui a étudié son ADN pour comprendre les raisons de sa longévité. Sa fille cadette, Rosa Moret, a révélé que sa mère n’avait jamais été hospitalisée et n’avait jamais subi de fracture. Selon Manel Esteller, l’un des chercheurs impliqués dans l’étude, Maria Branyas était impressionnante de par sa mémoire et son état de santé global. Elle ne souffrait d’aucune maladie cardiovasculaire, contrairement à la plupart des personnes de son âge. Ses seules problématiques étaient liées à la mobilité et à l’ouïe.
Maria Branyas a laissé un bel héritage de sagesse et de gentillesse à ses proches. Elle avait partagé ses réflexions sur sa fin imminente en exprimant son désir de partir sereinement, sans douleur, et en demandant à ce que l’on ne verse pas de larmes pour elle. Sa famille se rappellera toujours de ses précieux conseils et de son attitude altruiste.
Un parcours exceptionnel et une reconnaissance internationale
Née le 4 mars 1907 à San Francisco, en Californie, Maria Branyas était revenue en Espagne en 1915. Elle résidait depuis plus de vingt ans à la maison de retraite de Santa Maria del Tura, à Olot, en Catalogne. Sa longévité exceptionnelle lui avait valu le titre de doyenne de l’humanité, reconnue par le groupe de recherche gérontologique des États-Unis (US Gerontology Research Group) et le Livre Guinness des records.
Elle avait succédé à la Française Lucile Randon, décédée à l’âge de 118 ans en janvier 2023. Maria Branyas était devenue une figure emblématique, symbolisant la résilience et la force face aux épreuves de la vie. Son départ laisse un vide dans le cercle des supercentenaires et rappelle à tous que la longévité exceptionnelle est l’aboutissement d’une combinaison complexe de facteurs génétiques, environnementaux et de style de vie.
La vie de Maria Branyas Morera restera un exemple inspirant pour de nombreuses personnes à travers le monde. Sa disparition marque la fin d’une époque et son héritage perdurera à travers les générations, rappelant à chacun l’importance de la