En Ardèche, un gynécologue mis en examen pour viols et agressions sexuelles après des témoignages d’anciennes patientes
Gynécologue mis en examen en Ardèche : trois femmes sont concernées et les enquêteurs recherchent d’éventuelles autres plaignantes. Le praticien conteste
Un gynécologue ayant exercé pendant une dizaine d’années dans une clinique d’Annonay, en Ardèche, a été mis en examen pour des faits présumés de viols, d’agressions sexuelles et de violences gynécologiques. L’information a été confirmée jeudi 29 octobre 2026 auprès du parquet de Privas. Le praticien conteste les faits qui lui sont reprochés, précise cette même source.
Trois femmes sont, à ce stade, concernées par le dossier. Les investigations se poursuivent pour recueillir des témoignages et rechercher d’éventuelles autres plaignantes. Les informations rendues publiques doivent être distinguées selon leur nature : les éléments de procédure communiqués par le parquet, d’une part, et les accusations rapportées par d’anciennes patientes, d’autre part.
Une information judiciaire ouverte en mars
Le médecin a été placé sous contrôle judiciaire et s’est vu interdire d’exercer son activité en mars 2026. Une information judiciaire a également été ouverte au cours de ce mois. La confirmation de l’affaire, intervenue le 29 octobre, ne signifie donc pas que les premières mesures judiciaires ont été prises à cette date. La chronologie rapportée distingue bien ces deux moments.
Une commission rogatoire a été lancée dans le cadre de cette instruction. Selon les précisions données à l’Agence France-Presse par la procureure de Privas, Cécile Nainani, elle doit permettre de recueillir les témoignages utiles, d’identifier, le cas échéant, d’autres plaignantes et de procéder à des expertises médico-légales. Ces démarches constituent les axes d’investigation explicitement mentionnés dans la communication du parquet.
Le chiffre de trois femmes correspond ainsi au périmètre du dossier annoncé à ce stade, et non à un bilan présenté comme définitif. La recherche d’autres témoignages reste une démarche d’enquête : elle ne permet pas, à elle seule, d’affirmer que de nouveaux faits seront retenus. Le praticien, pour sa part, nie les accusations rapportées.
Des anciennes patientes décrivent des consultations éprouvantes
Plusieurs témoignages recueillis par l’AFP font état d’examens douloureux, de gestes et de remarques jugés déplacés, ainsi que de manquements allégués à la confidentialité médicale. Ces récits portent donc sur différentes dimensions des consultations, aussi bien les actes pratiqués que les paroles prononcées ou le respect de la vie privée des patientes. Ils sont rapportés comme des accusations, contestées par le médecin.
Une ancienne patiente, qui indique avoir consulté ce praticien environ dix ans auparavant, décrit notamment la peur ressentie à l’issue du rendez-vous. Elle affirme avoir adressé, avec d’autres femmes, un courrier à l’Ordre des médecins. Selon son témoignage, elle pensait que le gynécologue avait cessé d’exercer après cette démarche.
Ce récit ne renseigne cependant pas sur le traitement effectif de ce courrier. Les éléments publiés ne précisent ni sa date exacte, ni son contenu détaillé, ni les éventuelles réponses apportées. Ils ne permettent donc pas de conclure à une absence de réaction de l’instance ordinale. La conviction exprimée par cette ancienne patiente doit rester distincte d’un constat documenté sur les suites du signalement.
Des sources identifiées, mais un dossier encore partiellement public
La principale source citée est l’AFP, dont la dépêche est notamment publiée par TV5MONDE. Pour les mesures judiciaires, l’agence s’appuie sur le parquet de Privas, interlocuteur institutionnel directement compétent pour communiquer sur la procédure. Cette attribution explicite donne une assise solide aux informations concernant l’ouverture de l’instruction, le contrôle judiciaire et l’interdiction d’exercer. Elle ne constitue pas pour autant une démonstration de la véracité des accusations.
Les témoignages apportent, eux, des récits de consultations, mais leur présentation publique ne donne pas accès aux pièces du dossier ni aux résultats des expertises annoncées. Enfin, la contestation du médecin est bien mentionnée, sans argumentation détaillée de sa défense. Une lecture rigoureuse impose donc de conserver ces limites : une procédure est engagée, des accusations sont examinées et elles restent contestées par le praticien.