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Enquête de l’IGPN après la blessure grave d’un photographe lors de la manifestation du 17 octobre à Paris

Enquête IGPN après la grave blessure d’un photographe à Paris : découvrez ce que l’on sait des faits, de la plainte et des investigations.

Le parquet de Paris a annoncé, samedi 24 octobre, l’ouverture d’une enquête confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), après les blessures graves subies par un photographe lors d’une manifestation organisée le 17 octobre dans la capitale. Ahmed B., 25 ans, aurait été atteint par un tir de grenade policière. Hospitalisé, il présentait, selon son avocat, une blessure à l’artère fémorale. L’ouverture de cette procédure est également rapportée par Upday.

Les circonstances du tir, les responsabilités éventuelles et les conséquences définitives de la blessure restent à établir. Le récit disponible repose sur les précisions du parquet concernant l’enquête et sur les déclarations de l’avocat du photographe, Arié Alimi, ainsi que sur des extraits de sa plainte.

Une enquête ouverte parallèlement à la plainte

Selon les déclarations du parquet reproduites dans l’article d’origine, les investigations portent sur des violences commises par une personne dépositaire de l’autorité publique, suivies d’une mutilation ou d’une infirmité permanente, lors d’une manifestation sur la voie publique. Cette qualification encadre l’enquête annoncée ; elle ne constitue pas une conclusion sur les faits ni sur la culpabilité d’une personne.

Le parquet indique avoir été informé par l’avocat de blessures graves ayant nécessité l’hospitalisation de son client. Il précise que son enquête est menée parallèlement à une plainte avec constitution de partie civile déposée auprès du doyen des juges d’instruction. L’objectif annoncé est de préserver les preuves et d’éviter leur disparition, un motif également mentionné dans le compte rendu d’Upday.

Arié Alimi a expliqué à l’AFP avoir déposé cette plainte le jeudi précédant l’annonce du parquet, notamment pour tentative d’homicide volontaire. Cette accusation, portée par la partie plaignante, doit être distinguée de la qualification retenue pour l’enquête confiée à l’IGPN.

La plainte vise également des violences volontaires ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente, commises en réunion, avec une arme et par une personne dépositaire de l’autorité publique. Elle dénonce aussi une complicité de tentative de meurtre par instigation. Ces formulations expriment les demandes de la partie plaignante, sans préjuger des conclusions judiciaires.

Une prise en charge d’urgence et des séquelles incertaines

D’après le récit présenté par l’avocat, Ahmed B. a été touché à l’artère fémorale par une grenade attribuée aux forces de l’ordre. L’atteinte à cette artère est également rapportée par Upday, mais les informations accessibles ne permettent pas d’établir indépendamment le déroulement précis du tir.

Selon la plainte citée dans le texte initial, des manifestants ont transporté le photographe jusqu’à une ambulance, avant son transfert à l’hôpital. Il aurait ensuite subi une intervention chirurgicale d’urgence de plus de trois heures. L’avocat affirme que son client a échappé de peu à la mort.

Arié Alimi accuse également les policiers de ne pas lui avoir porté secours alors qu’il perdait du sang. Cette mise en cause doit rester explicitement attribuée : l’article fourni ne présente ni réponse des policiers concernés ni conclusion d’enquête permettant de la confirmer.

Au moment décrit par la plainte, le jeune homme se trouvait toujours en soins intensifs. La possibilité qu’il conserve l’usage de sa jambe demeurait incertaine. Le caractère définitif d’éventuelles séquelles n’était donc pas établi dans les éléments rapportés. Upday évoque également cette incertitude sur son état fonctionnel.

Des sources à distinguer selon leur rôle

Le parquet constitue une source institutionnelle pertinente pour confirmer l’ouverture d’une enquête et en préciser le cadre. Ses déclarations ne valent toutefois pas validation de toutes les accusations. L’avocat est une source directement informée de la plainte, mais il représente les intérêts de la victime : ses affirmations doivent être attribuées et confrontées aux investigations.

L’AFP est citée comme destinataire de ses déclarations, sans que la dépêche intégrale soit fournie. Le récit d’Upday concorde avec plusieurs éléments centraux, mais cette concordance ne garantit pas une vérification indépendante. Enfin, l’annonce ministérielle de huit enquêtes concernant les 17 et 18 octobre apporte un contexte, sans établir les responsabilités dans ce dossier précis.

La rédaction de Commons

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