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Étude : 42% des Directrices Hospitalières Victimes de Violences Sexistes et Sexuelles.

Violences sexistes et sexuelles dans les hôpitaux : une réalité préoccupante

Propositions déplacées, harcèlement, agressions… Une récente étude menée par le Centre national de gestion (CNG) révèle que quatre directrices d’hôpitaux sur dix affirment avoir été victimes de violences sexistes et sexuelles. Publiée le mardi 3 septembre, cette enquête menée au second semestre 2023 auprès de 1 171 directeurs et adjoints, soit 27% du total des directeurs d’établissements publics, met en lumière un phénomène alarmant.

Selon les résultats, plus de 300 directrices, représentant 42% des femmes interrogées, ont déclaré avoir subi des violences de ce type au cours des trois dernières années, comparé à seulement 9% des hommes. Les situations les plus rapportées sont des remarques déplacées, des injures liées au genre, des pressions pour des faveurs sexuelles, des exhibitions indésirables d’images pornographiques, des demandes d’avantages en échange de faveurs sexuelles, ainsi que des agressions physiques.

En outre, l’étude révèle que dans 58% des cas, l’auteur des violences fait partie du cercle professionnel proche de la victime, que ce soit un membre de la gouvernance, de l’équipe de direction ou un supérieur hiérarchique. Malgré ces chiffres préoccupants, seules 31,5% des situations ont été gérées par la hiérarchie, et seules 13% des victimes ayant témoigné ont été informées des suites données à leur affaire.

Des mesures pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles

En réaction à ces révélations inquiétantes, des actions concrètes ont été annoncées. En avril dernier, les dénonciations de l’infectiologue Karine Lacombe à l’encontre de l’urgentiste Patrick Pelloux ont suscité une prise de conscience collective au sein du milieu médical. Un constat de « culture ‘carabine' » et « patriarcale » semblait être établi, laissant penser à une tradition de silence et de complicité face à ces violences.

Suite à ces témoignages, Frédéric Valletoux, alors ministre de la Santé, a engagé des concertations et a dévoilé plusieurs mesures en mai, parmi lesquelles la mise en place d’une formation obligatoire pour l’ensemble du personnel des établissements de santé. Ces actions visent à sensibiliser et former les équipes hospitalières à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, ainsi qu’à promouvoir une culture d’inclusion et de respect au sein des hôpitaux.

Il est indispensable que ces initiatives soient mises en œuvre efficacement et suivies de manière rigoureuse pour garantir un environnement de travail sain et sécurisé pour l’ensemble des professionnels de la santé. La prise de conscience collective et l’action coordonnée sont essentielles pour mettre un terme à ces comportements inacceptables et prévenir toute forme de violence fondée sur le genre dans le milieu hospitalier.

La rédaction de Commons

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